{"rows":20,"os":0,"page":1,"total":1768,"documents":{"YjM4ZTc5MDEwNzg0M2I3YjAyZjdiYmJkYmZhMzVjZmYwZDNjMDJiMw2":{"id":"YjM4ZTc5MDEwNzg0M2I3YjAyZjdiYmJkYmZhMzVjZmYwZDNjMDJiMw2","url":"http://www.banquemondiale.org/fr/news/feature/2026/05/05/after-cyclone-gezani-madagascar-s-resilient-response-to-restoring-energy-and-connectivity-in-public-higher-education","count":{"0":{"cdata!":"Madagascar"}},"descr":{"cdata!":"Le 11 février 2026, au petit matin, les étudiants découvrent un campus méconnaissable. À l’Université publique de Barikadimy, les toits ont été arrachés, les salles de classe inondées, les livres flottent dans une eau boueuse et des lignes électriques gisent au sol. « J’ai l’impression de marcher dans un cauchemar », raconte Haingomalala, étudiante en gestion. « Le cyclone Gezani a tout emporté, sans rien laisser derrière lui. »"},"keywd":"country:Madagascar,regions:Africa,subject:disaster-risk-management,subject:energy-access,subject:education","lang":{"0":{"cdata!":"français"}},"admreg":{"0":{"cdata!":"Afrique"}},"title":{"cdata!":"Après le cyclone Gezani : rétablir l’énergie et la connectivité pour permettre à l’université publique de continuer"},"topic":{"0":{"cdata!":"Disaster-risk-management"},"1":{"cdata!":"Energy-access"},"2":{"cdata!":"Éducation"}},"cqpath":"/content/wb-home/fr/news/feature/2026/05/05/after-cyclone-gezani-madagascar-s-resilient-response-to-restoring-energy-and-connectivity-in-public-higher-education","lnchdt":"2026-05-05T09:18:00Z","regionname":"Africa","wcmsource":"cq5","country":"Madagascar","countcode":"MG","conttype":{"0":{"cdata!":"Article"}},"content":{"cdata!":" Le 11 février 2026, au petit matin, les étudiants découvrent un campus méconnaissable. À l’Université publique de Barikadimy, les toits ont été arrachés, les salles de classe inondées, les livres flottent dans une eau boueuse et des lignes électriques gisent au sol. « J’ai l’impression de marcher dans un cauchemar », raconte Haingomalala, étudiante en gestion. « Le cyclone Gezani a tout emporté, sans rien laisser derrière lui. » Sur la côte est de Madagascar, le cyclone Gezani a frappé avec une violence dévastatrice, touchant de plein fouet le port de Toamasina et ses environs. À Barikadimy, entre 80 et 90 % des infrastructures universitaires ont été détruites. Les cours se sont arrêtés du jour au lendemain. Plus d’électricité. Plus d’internet. Plus de lieux sûrs. Il n’y avait tout simplement plus de conditions pour enseigner ou apprendre.  Bien avant le cyclone, de nombreux étudiants dépendaient déjà de la bibliothèque universitaire pour accéder gratuitement à Internet. Les cybercafés étaient la seule alternative, mais chaque heure de connexion avait un coût, souvent trop élevé pour des budgets déjà très limités. Après la tempête, la situation s’est encore détériorée. La bibliothèque, les salles d’étude et les bornes Wi‑Fi étaient hors service. Pour rester connectés, les étudiants devaient parcourir de longues distances, payer le transport, payer l’accès à Internet, parfois même payer simplement pour recharger un téléphone. Pour beaucoup, c’était devenu impossible. Face à l’ampleur de la destruction, un principe a guidé la réponse d’urgence : l’éducation ne devait pas s’arrêter. Les compétences des jeunes déterminent leurs moyens de subsistance futurs. Rétablir l’apprentissage n’était donc pas seulement une réponse immédiate à la crise, mais une priorité stratégique pour préserver leurs perspectives, soutenir l’emploi futur et protéger le capital humain du pays. Une réponse rapide et innovante Face à l’urgence, la réponse s’est voulue rapide et différente. En quatre semaines, quatre pôles numériques solaires ont été installés à proximité des lieux de vie et d’étude des étudiants. Conçus pour résister aux chocs climatiques, ces pôles fournissent à la fois de l’électricité, une connectivité numérique fiable et des espaces modernes d’apprentissage. Même en cas de panne du réseau principal, l’accès est maintenu. Chaque pôle est équipé de 25 ordinateurs connectés à Internet, d’un Wi‑Fi gratuit à haut débit et d’espaces de travail sécurisés et partagés. En combinant énergie et numérique, cette solution d’urgence a permis de rétablir rapidement les services essentiels, tout en préparant un système éducatif plus solide et plus résilient face aux crises futures. L’initiative a été mise en œuvre dans le cadre du projet DECIM (Digital and Energy Connectivity for Inclusion in Madagascar), avec le soutien de la Banque mondiale, en partenariat avec le ministère du Développement numérique, des Postes et Télécommunications, et l’Université de Toamasina.  Reconnecter des milliers d’étudiants Grâce au Wi‑Fi communautaire installé à la bibliothèque universitaire, jusqu’à 5 000 étudiants peuvent désormais se reconnecter en même temps, pour beaucoup, une première depuis le passage du cyclone. Mis en service en mars 2026, le hotspot de la bibliothèque peut accueillir jusqu’à 1 000 connexions simultanées dans un rayon de 100 mètres. Une station de recharge permet également d’alimenter téléphones, tablettes et ordinateurs portables. Dans un contexte marqué par des coupures d’électricité prolongées, ce service est devenu indispensable. Pour Tody, étudiant en mathématiques et informatique appliquée, l’accès à l’électricité, aux équipements et à une connexion fiable est essentiel, à la fois pour achever son cursus et pour acquérir des compétences numériques devenues indispensables sur le marché du travail. « Un ordinateur est indispensable pour mes études, mais je n’en ai pas », explique‑t‑il. « Avant, je devais aller au cybercafé : la connexion était lente, chère, et je dépensais l’argent dont j’avais besoin pour manger. Maintenant, je peux venir ici tous les jours et travailler quand j’en ai besoin. L’internet est rapide et fiable. Cette crise n’a pas seulement apporté une aide d’urgence : elle a créé une solution durable qui soutient notre éducation.&nbsp;» "},"content_1000":{"cdata!":" Le 11 février 2026, au petit matin, les étudiants découvrent un campus méconnaissable. À l’Université publique de Barikadimy, les toits ont été arrachés, les salles de classe inondées, les livres flottent dans une eau boueuse et des lignes électriques gisent au sol. « J’ai l’impression de marcher dans un cauchemar », raconte Haingomalala, étudiante en gestion. « Le cyclone Gezani a tout emporté, sans rien laisser derrière lui. » Sur la côte est de Madagascar, le cyclone Gezani a frappé avec une violence dévastatrice, touchant de plein fouet le port de Toamasina et ses environs. À Barikadimy, entre 80 et 90 % des infrastructures universitaires ont été détruites. Les cours se sont arrêtés du jour au lendemain. Plus d’électricité. Plus d’internet. Plus de lieux sûrs. Il n’y avait tout simplement plus de conditions pour enseigner ou apprendre.  Bien avant le cyclone, de nombreux étudiants dépendaient déjà de la bibliothèque universitaire pour accéder gratuitement à Internet. 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Les rayons du soleil scintillent sur l’eau, tandis que les dockers donnent leurs instructions et qu’un conteneur décolle lentement du sol sur le bateau. À l’intérieur de la cabine, les gestes sont précis : des semaines de théorie, d’entraînement sur simulateur et de manœuvres encadrées ont préparé ce moment. Lorsque le conteneur est déposé et que le palonnier se décroche, l’équipe au sol sourit, satisfaite. Pour ce jeune opérateur, c’est une manœuvre de plus réussie. Pour Djibouti, c’est la démonstration qu’une formation alignée aux besoins réels du marché permet un accès concret à l’emploi. &nbsp;  &nbsp; « Cette formation dispensée par le port m’a permis d’apprendre à manier une grue. C’est mon métier aujourd’hui, et bientôt je pourrai à mon tour former d’autres grutiers. J’ai confiance en l’avenir », explique Hamadou Mohamed Ali, 29 ans, stagiaire grutier, dont le parcours illustre parfaitement l’objectif du projet . Au cœur du Projet de développement des compétences pour l’emploi à Djibouti - communément appelé le projet SKILLS - soutenu par le Groupe de la Banque mondiale et mis en œuvre en partenariat avec les ministères de l’Éducation et du Travail ; réside une exigence forte de pertinence vis à vis du marché. Ce principe guide la conception des programmes de formation dans l’ensemble des secteurs concernés. Le programme de formation des grutiers, co‑conçu avec les employeurs et mis en œuvre en collaboration avec l’agence d’intérim spécialisée du port (Port Labor Supply), illustre parfaitement cette approche : chaque diplômé est passé directement du stage à l’emploi. Un taux d’insertion de 100 % illustrant la solidité d’une approche guidée par la demande. &nbsp;  &nbsp; Répondant à des besoins urgents du port, le projet a également soutenu la formation de conducteurs de remorques et de chauffeurs de poids lourds, étendant ainsi la même approche à d’autres postes clés. Du point de vue de l’employeur, les bénéfices sont immédiats et concrets. « Cette formation est arrivée au moment idéal », explique Ahmed H. Ahmed, directeur des opérations du port. « Notre équipe de grutier était vieillissante, et nous avions besoin de nouvelles recrues certifiées, capables d’opérer en toute sécurité dès le premier jour. » Sur les quais, ce constat est largement partagé : des opérateurs mieux formés se traduisent en une plus grande efficacité, une sécurité accrue et un port capable d’accompagner la hausse du trafic. La croissance ne repose pas uniquement sur les infrastructures, elle dépend aussi d’investissements durables dans les personnes. Le Projet SKILLS s’inscrit dans cette logique, en répondant à l’évolution des besoins du marché et en soutenant les opportunités économiques. Au‑delà du port, le Projet SKILLS élargit les perspectives sur l’ensemble du marché du travail djiboutien, en s’alignant sur les secteurs prioritaires de croissance. À ce jour, environ 1 500 personnes ont été formées dans les domaines de la logistique, de la construction, de l’énergie, de l’hôtellerie, des langues, des achats, de la santé et de la sécurité, du suivi‑évaluation, du big data et de la cybersécurité, étendant ainsi l’impact du projet bien au‑delà des activités portuaires. L’inclusion quant à elle est intégrée à la base. Les parcours de formation ciblent en priorité les femmes, les réfugiés et les personnes en situation de handicap, en combinant développement des compétences, appui à l’insertion professionnelle et accompagnement adapté. Des opportunités s’ouvrent également à l’international : 16 candidats ont déjà été placés au Canada, et des discussions sont en cours pour de futurs placements dans les pays du Conseil de coopération du Golfe."},"content_1000":{"cdata!":" Dans la chaleur épaisse de midi flottant au-dessus des quais du Port de Djibouti, un stagiaire s’installe dans une grue. 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La construction de 662 abris dans six régions, protégeant 6 465 enfants permet aux femmes de se concentrer sur leurs revenus et subvenir aux besoins de leur famille."},"keywd":"country:Niger,regions:Africa,subject:gender,subject:poverty,subject:environment and natural resources","lang":{"0":{"cdata!":"français"}},"admreg":{"0":{"cdata!":"Afrique"}},"title":{"cdata!":"Abris communautaires au Niger : protéger les enfants et permettre aux femmes de restaurer les terres"},"topic":{"0":{"cdata!":"Genre"},"1":{"cdata!":"Pauvreté"},"2":{"cdata!":"Environnement et ressources naturelles"}},"cqpath":"/content/wb-home/fr/news/feature/2026/04/02/how-community-shelters-protect-children-and-help-women-restore-degraded-lands-in-niger","lnchdt":"2026-04-02T13:23:00Z","regionname":"Africa","wcmsource":"cq5","country":"Niger","countcode":"NE","conttype":{"0":{"cdata!":"Article"}},"content":{"cdata!":"Un choix impossible Sous le soleil du Niger, où il peut faire jusqu'à 45 °C, un changement discret mais significatif se profile. Il ne s'agit pas seulement de restaurer les terres, mais aussi de permettre aux femmes qui font vivre leurs familles et leurs communautés de travailler en toute sécurité et de gagner un revenu. Un abri simple construit par la communauté a permis d'éliminer un obstacle qui empêchait de nombreuses mères de famille de participer à la restauration des terres : la garde de leurs enfants en période de chaleur extrême. En 2023, le Projet de gestion intégrée des paysages (PGIP), un projet de gestion de l'environnement et des ressources naturelles financé par la Banque mondiale grâce à un crédit de l'Association internationale de développement (IDA), a lancé un vaste programme de travail contre rémunération pour aider les communautés rurales à restaurer les terres dégradées et à renforcer leur résilience au changement climatique. Au fur et à mesure que la mise en œuvre avançait, l'équipe s'est heurtée à un obstacle humain : les femmes ayant des enfants en bas âge étaient confrontées à un dilemme quotidien. Les services formels de garde d'enfants étant rares, de nombreuses mères amenaient des nourrissons et des bambins – certains n'ayant pas plus d'un an – sur les chantiers, les exposant au soleil intense, à la poussière et aux vents violents. Les risques allaient de la déshydratation aux morsures d'insectes et de serpents. Les mères s'inquiétaient pour leur sécurité et leur santé, et leur participation — et leurs revenus — en ont souffert.La solution : les abris construits par la communauté (« hangars ») L'équipe a écouté les femmes et travaillé avec les dirigeants locaux pour tester une solution pratique et culturellement enracinée : construire des abris ombragés près des chantiers et demander à des « grands-mères de village » de confiance de surveiller les enfants. Ces hangars utilisent des matériaux locaux (poteaux en bois, paille et planches) et créent des espaces frais et protégés où les enfants peuvent se reposer et jouer pendant que leurs mères travaillent à proximité. La sélection par la communauté d’aidantes plus expérimentés a établi confiance et responsabilité, tout en conservant la simplicité du modèle abordable et facile à poursuivre.L'impact Des résultats immédiats et transformateurs sont rapidement arrivés. À ce jour, 662 abris ont été construits dans six régions, offrant des espaces sûrs à 6 465 enfants. En supprimant un obstacle fondamental — la garde d'enfants en toute sécurité face à la chaleur extrême — le projet a permis aux femmes de participer à des activités de travail contre rémunération et contribué à stabiliser les revenus des ménages. Les communautés font état d'une plus grande tranquillité d'esprit pour les mères et d'une meilleure concentration sur leur travail lorsque les enfants sont en sécurité et à proximité. Les abris construits par les communautés jouent un rôle central dans la promotion de l'emploi au Niger en levant un obstacle majeur à la participation des femmes aux travaux de restauration des terres. En offrant des espaces sécurisés pour la garde des enfants, ces abris permettent aux mères de participer à des programmes de travail contre rémunération, augmentant ainsi la main-d'œuvre et soutenant directement les revenus des ménages. Cet accès élargit non seulement les possibilités d'emploi pour les femmes, mais renforce également leur capacité à contribuer économiquement à leurs familles et à leurs communautés. L'initiative favorise le développement des compétences et la cohésion communautaire. En se libérant des contraintes liées à la garde des enfants pendant les heures de travail, les femmes peuvent s'engager plus pleinement dans les activités de restauration, acquérant ainsi de l'expérience pratique et de la confiance. Cela renforce leur position sur le marché du travail et favorise une plus large inclusion, rendant l 'accès à l'emploi plus équitable et durable pour les communautés rurales.Gouvernance et viabilité Pour pérenniser le modèle, les structures villageoises existantes – comités de gestion des sites (COGES) et comités de règlement des plaintes (CGP) – s'occupent de la logistique, de l'entretien et de toutes les préoccupations. Cette gouvernance souple renforce l'appropriation par la communauté et maintient les abris pratiques et adaptés.Prochaines étapes : s'adapter et s'améliorer Le projet met au point des abris mobiles, des unités légères et amovibles qui peuvent se déplacer avec les chantiers lorsque les activités changent de saison. Celles-ci resteront rentables et conformes aux normes environnementales et sociales, en accordant une attention particulière à la santé et à la sécurité des enfants. Les abris existants seront améliorés avec des tapis, des jouets simples, des livres d'images et des bacs à eau, rendant les espaces plus confortables et stimulants. Les « grands-mères de villages » recevront une formation de base en protection de l'enfance, hygiène et soins afin d'améliorer la qualité des soins sans compliquer le modèle. Dans la chaleur du Niger, la garde des enfants est devenue le facteur décisif de la participation des femmes. Une solution peu coûteuse et pilotée par les communautés a transformé un risque en un résultat : protéger les enfants, augmenter les revenus des femmes et améliorer l'efficacité de la restauration des terres. Au-delà d'un projet, le modèle du hangar offre un plan pratique pour les travaux publics et les opérations de résilience climatique. Il montre comment l'intégration de mesures sociales simples – des aidants de confiance aux canaux de règlement des plaintes – peut améliorer les résultats et élargir le nombre de bénéficiaires, en particulier dans les contextes de chaleur extrême et de services limités. Cette approche est abordable, reproductible et respectueuse des droits. Plus important encore, elle aide les femmes à travailler en toute sécurité et à gagner leur vie, tandis que les enfants restent protégés, une voie inclusive vers la résilience climatique qui peut être élargie. ********* Cette initiative s'inscrit dans le cadre du Projet de Gestion Intégrée des Paysages (PGIP), qui fait partie du Programme Sahel RESILAND, mis en œuvre par le Gouvernement du Niger avec l'appui technique et financier de la Banque mondiale, de PROGREEN et de PROBLUE. Cet article a été préparé par Yves Koudjou, spécialiste senior du développement social à la Banque mondiale, Zaliatou Adamou, consultante en développement social à la Banque mondiale, Mohammed Sokona, spécialiste de l'environnement à la Banque mondiale, Margret Chu, consultante spécialiste en gestion des ressources naturelles à la Banque mondiale, et Assabaha Fatima, spécialiste en sauvegarde sociale, pour l'Unité de coordination du Projet de gestion intégrée des paysages au Niger."},"content_1000":{"cdata!":"Un choix impossible Sous le soleil du Niger, où il peut faire jusqu'à 45 °C, un changement discret mais significatif se profile. Il ne s'agit pas seulement de restaurer les terres, mais aussi de permettre aux femmes qui font vivre leurs familles et leurs communautés de travailler en toute sécurité et de gagner un revenu. 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Le ministère rwandais de l’Éducation (MINEDUC) venait alors d’achever la construction de 22&nbsp;000&nbsp;salles de classe, dans le cadre du projet d’accès à une éducation de base de qualité pour le développement du capital humain (QBE). Pour les pourvoir d’enseignants, les critères de recrutement ont été temporairement assouplis&nbsp;: environ 25&nbsp;000&nbsp;diplômés comme Pelagie, possédant une spécialisation disciplinaire, ont ainsi pu commencer à enseigner sans être passés auparavant par un institut de formation. Ils ont été intégrés dans le système scolaire en tant qu’«&nbsp;enseignants non certifiés&nbsp;», dans l’attente de la mise en œuvre des plans de formation et de certification prévus. Les ambitions de développement du Rwanda reposent sur une équation simple, mais exigeante&nbsp;: les jeunes qui entrent sur le marché du travail ont besoin de compétences, et pour cela tout commence en classe. Bâtir une économie de la connaissance compétitive exige des enseignants bien formés. C’est précisément ce défi que le Rwanda a décidé de relever, avec pour objectif ultime de sortir les personnes de la pauvreté et de leur donner l’espoir d’un avenir meilleur, de la dignité et la possibilité de réaliser leurs aspirations. Un programme conçu pour une action rapide et d’envergure En avril 2024, le Conseil rwandais de l’éducation de base (REB) a lancé un programme de certification accéléré visant à former l’ensemble des enseignants non certifiés du préprimaire et du primaire dans tout le pays en l’espace d’un an seulement. Pour cela il a fallu concilier ambition et pragmatisme. Des spécialistes ont élaboré quatre modules condensés, mais rigoureux, tirés du programme d’études standard des instituts de formation des enseignants&nbsp;: psychologie de l’éducation, pédagogie et instruction, éducation inclusive et enseignement disciplinaire. Les sessions de formation se tenaient les week-ends et les jours fériés, afin de ne pas empiéter sur le temps de classe. Trente-six animateurs expérimentés ont formé 600&nbsp;formateurs (issus des instituts de formation des enseignants ou spécialistes de l’éducation), qui ont dispensé les sessions dans les 30&nbsp;districts du pays. Les lieux de formation ont été sélectionnés pour leur accessibilité et leurs infrastructures&nbsp;; des services de garde d’enfants étaient proposés sur place. Le programme reposait sur un modèle de «&nbsp;micro-enseignement&nbsp;». Plutôt que de suivre passivement des cours, les stagiaires étudiaient de manière autonome, puis s’exerçaient à donner des leçons devant leurs pairs, en recevant des retours structurés à l’aide de grilles d’observation. L’évaluation était exigeante&nbsp;: la certification impliquait de réussir des épreuves écrites, un examen final et une évaluation pratique conduite par l’Autorité nationale des examens et de l’inspection scolaire (NESA). Les stagiaires ayant obtenu les résultats requis se sont vu délivrer un certificat d’enseignement professionnel et un statut officiel au sein de la fonction publique nationale."},"content_1000":{"cdata!":" En 2021, Pelagie Abayikunda, diplômée du secondaire, s’est retrouvée à enseigner le français dans une école primaire de Kigali. Le ministère rwandais de l’Éducation (MINEDUC) venait alors d’achever la construction de 22&nbsp;000&nbsp;salles de classe, dans le cadre du projet d’accès à une éducation de base de qualité pour le développement du capital humain (QBE). 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Dans des pays comme le Burundi, cela dépend de la qualité des investissements et de la capacité à produire des résultats, en veillant à ce que les projets se traduisent par de réelles opportunités pour les populations, qu’il s’agisse de l’amélioration des services ou du développement de l’activité économique. Il est donc essentiel de renforcer les modalités de mise en œuvre des projets pour faire avancer le programme d’action du Groupe de la Banque mondiale en faveur de l’emploi. Au Burundi, le Groupe de la Banque mondiale soutient un portefeuille de 15 projets nationaux et 3 projets régionaux dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’énergie, de la protection sociale, du numérique, des infrastructures et de la création d’emplois, pour un montant total de 1,108 milliard de dollars. Ces investissements visent à améliorer les conditions de vie et à élargir les opportunités économiques, notamment en jetant les bases de la création d’emplois. Si les équipes disposaient de ressources suffisantes et de compétences techniques solides, les échanges ont révélé que les principales marges d’amélioration se situaient davantage au niveau de la coordination et de la collaboration, plutôt que de l’expertise technique. Partant de ce constat, l’équipe pays a lancé une initiative de développement du leadership, avec l’appui opérationnel du programme mondial Coalitions for Reforms (C4R), afin d’aider les coordonnateurs de projets à travailler plus efficacement entre institutions et à faire avancer les projets. Il s’agissait d’une approche novatrice pour l’équipe pays. Plutôt que de concentrer les efforts de renforcement des capacités sur les aspects de passation des marchés ou de gestion financière, l’initiative s’est attachée à former les coordonnateurs de projets à la gestion du changement et à la collaboration interinstitutionnelle. Un leadership et une coordination plus forts sont essentiels pour garantir que les investissements produisent des résultats à grande échelle, ce qui se traduit par de meilleurs services, des institutions plus fortes et, en fin de compte, des emplois plus nombreux et de meilleure qualité. Bien que nombre d’entre eux occupent des fonctions de management depuis plusieurs années, c’était la première fois qu’ils bénéficiaient d’une formation structurée portant sur les dimensions humaines et de gestion du changement liées à l’exécution des projets. La première étape a consisté à comprendre les besoins perçus par les leaders d’équipe, à travers des entretiens et des auto‑évaluations dans lesquelles ils notaient leur confiance dans leurs propres compétences sur une échelle de 1 (le plus faible) à 5 (le plus élevé). Plusieurs défis clés ont émergé :Les leaders d’équipe se sentaient insuffisamment outillés pour accompagner les transitions et comprendre les résistances au changement, les compétences en gestion du changement obtenant le score le plus faible lors de l’auto‑évaluation (moyenne de référence : 3,36/5).Ils ont exprimé un sentiment d’isolement dans la prise de décision, dans un environnement complexe marqué par de nombreuses interdépendances interinstitutionnelles et des responsabilités peu claires.Les contraintes liées à la coordination multi‑acteurs ont été fortement soulignées (moyenne de référence : 3,4/5), tout comme le manque d’appropriation des projets par certains acteurs.Les leaders ont également mentionné des difficultés liées au passage du rôle d’expert à celui de leader, se traduisant par une capacité insuffisante à déléguer efficacement (moyenne de référence : 3,7/5).Des défis dans la gestion des désaccords et dans l’influence sans autorité hiérarchique ont aussi été fréquemment évoqués. Ces enseignements ont clairement montré que la résolution des seuls problèmes techniques ne suffirait pas à accélérer l’exécution des projets, sans s’attaquer également aux défis liés au leadership. Sur cette base, l’équipe s’est tournée vers le programme Leadership for Results (L4R), une approche utilisée depuis le début des années 2000 pour renforcer les capacités de mise en œuvre à travers des cycles courts orientés vers les résultats, la constitution de coalitions et la résolution itérative des problèmes. Des applications antérieures au Burundi avaient déjà démontré des résultats tangibles en 60 à 120 jours, notamment la réduction des délais de livraison des manuels scolaires à environ 60 jours, l’augmentation du dépistage du VIH dans des cycles de 100 jours, et l’extension de 2 projets pilotes en 2006 à 246 initiatives en 2012 dans l’ensemble des ministères. Dans ce nouveau contexte, le programme visait à doter les coordonnateurs des outils nécessaires pour diriger avec clarté, confiance et esprit de collaboration. Comment le bootcamp L4R a comblé les principaux écarts Le programme L4R s’est concentré sur le leadership adaptatif, la communication et la gestion de projets, à travers un bootcamp immersif de trois jours. Le format privilégiait l’apprentissage expérientiel, les jeux de rôle et le coaching entre pairs, afin d’aider les participants à s’attaquer à de véritables goulets d’étranglement dans l’exécution de leurs propres projets.« Apprendre autant en si peu de temps m’a surpris. C’était à la fois dense et très structuré », a confié un participant. Le programme ne s’est pas contenté d’enseigner le leadership : il a créé un espace de réflexion, de vulnérabilité et de développement personnel. Le bootcamp a suscité un fort engagement et des progrès visibles. Les participants ont été invités à identifier trois obstacles dans leur pratique professionnelle et à élaborer des feuilles de route personnalisées pour y faire face. Des tensions sont parfois apparues lors des jeux de rôle, reflétant les défis du monde réel, mais elles ont été résolues de manière constructive. Un participant a évoqué une nouvelle clarté dans sa compréhension du leadership : « J’ai découvert les trois rôles du leader : personnel, d’équipe et systémique. » Le programme a également renforcé la cohésion et la confiance au sein des équipes. La communication s’est améliorée et les participants ont commencé à percevoir le leadership non pas comme une autorité, mais comme une capacité d’influence et de responsabilité. « Je veux continuer à viser haut tout en encourageant le travail d’équipe et en célébrant les victoires collectives », a déclaré un autre participant. Ces témoignages traduisent un changement d’état d’esprit, passant de la gestion des tâches à la conduite du changement. Ces évolutions ont été confirmées par des améliorations mesurables dans la perception qu’avaient les participants de leur propre capacité à générer des résultats. Après le programme, ils ont auto‑évalué des progrès significatifs dans toutes les catégories de leadership, avec des augmentations moyennes allant de +8 % à +22 %. La plus forte progression a concerné les compétences en gestion du changement (+0,75 point), notamment la capacité à gérer les transitions et à ajuster progressivement les pratiques de travail.  Les participants ont déclaré une amélioration significative de leur propre capacité à diriger après le programme Leadership for Results. Source : Banque mondiale. À la suite du bootcamp, les participants ont entamé un cycle de coaching en ligne de trois mois afin de consolider les acquis et de mettre en œuvre leurs plans d’action. La poursuite des échanges en ligne après les sessions en présentiel a créé un environnement sûr, propice à des discussions ouvertes et à des retours francs, sous la supervision d’un facilitateur. Cette approche a favorisé l’ouverture et la confiance, renforçant l’efficacité globale de l’expérience d’apprentissage. « Chaque problème peut être résolu ; il suffit de l’analyser et d’appliquer les outils : Méthode U, écoute généreuse, toxines, CODEV, SCAN, etc. », a commenté un participant. Et après&nbsp;? Maintenir la dynamique Au‑delà de la formation, le programme L4R a le potentiel de devenir un catalyseur de changement. Conformément à l’approche intégrée du C4R, le programme L4R a aidé les équipes au Burundi à former des coalitions, à instaurer la confiance et à mobiliser la gestion du changement et la communication stratégique, transformant l’action collective en une exécution plus rapide à travers des cycles d’apprentissage accélérés. En investissant dans le leadership, la Banque mondiale aide les coordonnateurs à traduire la vision en action et les projets en impact. Les participants ont même demandé que le programme L4R soit étendu aux experts techniques et à d’autres équipes de projets. À mesure que le programme se développe, il offre un modèle convaincant pour les pays confrontés à des réformes complexes : donner aux leaders les moyens d’agir, et les résultats suivront."},"content_1000":{"cdata!":" La création d’emplois plus nombreux et de meilleure qualité est essentielle à la réduction de la pauvreté et à la promotion d’une croissance durable. Dans des pays comme le Burundi, cela dépend de la qualité des investissements et de la capacité à produire des résultats, en veillant à ce que les projets se traduisent par de réelles opportunités pour les populations, qu’il s’agisse de l’amélioration des services ou du développement de l’activité économique. Il est donc essentiel de renforcer les modalités de mise en œuvre des projets pour faire avancer le programme d’action du Groupe de la Banque mondiale en faveur de l’emploi. Au Burundi, le Groupe de la Banque mondiale soutient un portefeuille de 15 projets nationaux et 3 projets régionaux dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’énergie, de la protection sociale, du numérique, des infrastructures et de la création d’emplois, pour un montant total de 1,108 milliard de dollars. 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Que bon nombre d’entre elles sont mères. Que beaucoup travaillent sans relâche. Et que la plupart d'entre elles constituent l'épine dorsale émotionnelle et concrète de leur foyer et de leur communauté. Mais la situation est aussi en train de se modifier. De plus en plus d’entre elles terminent leurs études secondaires, s'inscrivent à l'université, obtiennent de meilleurs emplois et font carrière en dehors de la maison. Ce récit n’a pas toujours prévalu en Afrique de l’Ouest et du centre&nbsp;: aujourd’hui encore, près de 40 % des jeunes femmes ne bénéficient pas d’une scolarisation, d’une formation, ou d’un emploi.Relier les possibilités d'apprentissage et de compétences à l'accès à l'emploi et à de réelles perspectives économiques pour environ 3 millions de femmes Le projet pour l'autonomisation des femmes et le dividende démographique en Afrique subsaharienne (connu sous le nom de SWEDD+) soutient ce changement de trajectoire. S'appuyant sur le projet SWEDD lancé au Sahel en 2015, l'initiative SWEDD/SWEDD+ a touché près de 3 millions de femmes et d'adolescentes en reliant les possibilités d'apprentissage et de compétences à de véritables parcours économiques et à l'accès aux services de santé maternelle et infantile. Environ 255 000 d'entre elles ont acquis des compétences pratiques et intégré le marché du travail en toute confiance grâce aux activités d'autonomisation économique prévues par le programme. Le SWEDD+ élargit la participation et le leadership des femmes et des filles tout en renforçant les capacités institutionnelles en faveur de l'égalité des droits pour les femmes dans toute la région. 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Les progrès du Bénin s'inscrivent dans le cadre de Mission 300, un partenariat entre le Groupe de la Banque mondiale et la Banque africaine de développement visant à raccorder 300 millions d'Africains à l'électricité d'ici 2030, dont près de 39 millions sur tout le continent."},"keywd":"subject:power and electricity sector,subject:energy-access,country:Benin","lang":{"0":{"cdata!":"français"}},"title":{"cdata!":"L’accès à l’électricité : un tournant pour les communautés rurales du Bénin"},"topic":{"0":{"cdata!":"Secteur de l’électricité"},"1":{"cdata!":"Energy-access"}},"proid":"P173749","cqpath":"/content/wb-home/fr/news/feature/2026/03/19/electricity-s-impact-in-benin-transforming-lives-pole-by-pole","lnchdt":"2026-03-19T11:36:00Z","wcmsource":"cq5","country":"Benin","countcode":"BJ","conttype":{"0":{"cdata!":"Article"}},"content":{"cdata!":" Pendant des années, Juliet Sokou, une entrepreneuse du secteur alimentaire, a possédé un réfrigérateur dont elle ne pouvait pas se servir. L'appareil se trouvait dans un coin de son étal de nourriture à Sahouekomey, un quartier tranquille à la périphérie de la ville de Lokossa, un rappel quotidien de ce qui était tout simplement hors de portée. Puis les poteaux sont arrivés. « Les avantages de l'électricité sont indéniables », dit-elle, qui stocke maintenant des ingrédients frais et fonctionne bien après le coucher du soleil. « Pendant des années, nos routines ont été régies par le soleil. Quand le crépuscule est tombé, les affaires se sont arrêtées.\" Aujourd'hui, les rues de Sahouekomey sont bordées de nouveaux poteaux de distribution porteurs de lumière – et avec eux, un autre type d'avenir. Pour Juliet et pour des milliers d'autres femmes entrepreneures comme elle, le raccordement au réseau électrique s'avère être l'un des outils de changement les plus directs : plus d'heures consacrées au travail, plus de clients à servir, plus de revenus à réinvestir.Une impulsion nationale, soutenue par des investissements Le Bénin n'a cessé d'élargir l'accès à l'électricité depuis 2016, avec l'objectif d'une couverture complète d'ici 2030. Le Projet d'amélioration de l'accès à l'électricité au Bénin (BEAS), financé par la Banque mondiale et approuvé en 2021 avec un crédit de l'Association internationale de développement (IDA), est la pierre angulaire de cet effort. Environ 183 millions de dollars sont consacrés à l'infrastructure : au moins 1 600 km de lignes moyenne tension, 4 000 km de lignes basse tension et de nouvelles capacités de transformateurs pour faire face à l'augmentation du nombre de branchements. Les résultats sont à ce jour substantiels : plus de 144 000 ménages, 2 789 petites entreprises et 451 institutions publiques ont été raccordés ; 150 000 compteurs et 20 000 lampadaires installés dans tout le pays. Pour que les raccordements restent abordables, la Société béninoise d'énergie électrique (SBEE) subventionne 80 % du coût du raccordement, éliminant ainsi le principal obstacle pour les familles à faible revenu qui avaient le plus à gagner et le moins de moyens à payer. "},"content_1000":{"cdata!":" Pendant des années, Juliet Sokou, une entrepreneuse du secteur alimentaire, a possédé un réfrigérateur dont elle ne pouvait pas se servir. L'appareil se trouvait dans un coin de son étal de nourriture à Sahouekomey, un quartier tranquille à la périphérie de la ville de Lokossa, un rappel quotidien de ce qui était tout simplement hors de portée. 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Elle avait obtenu son diplôme un an auparavant. Au lieu de patienter, Olivia a exploré les opportunités en ligne. Elle a commencé à mener des recherches sur les importations du Rwanda et sur les biens qui pouvaient être fabriqués localement. Un produit a attiré son attention&nbsp;: les savonnettes. C’était loin de l’hôtellerie, mais c’était un début. Son parcours, marqué par les tentatives, l’apprentissage et la persévérance, a été présenté lors de la Journée pour l’emploi des jeunes, un événement organisé par le ministère rwandais de la Fonction publique et du Travail (MIFOTRA) et le Groupe de la Banque mondiale avec pour objectif de débattre des priorités politiques et de favoriser des alliances en matière d’emploi des jeunes. L’événement a réuni un large éventail de représentants du gouvernement, du secteur privé, du monde universitaire, de la société civile et des partenaires de développement. Il s’est appuyé sur le travail en cours entre les deux institutions, notamment les échanges visant à lancer un projet pilote sur l’entrepreneuriat numérique, ainsi qu’une étude à venir sur l’emploi au Rwanda. Le témoignage d’Olivia a trouvé un écho, car il reflétait une réalité à laquelle de nombreux jeunes sont confrontés&nbsp;: la résilience est omniprésente, mais les opportunités restent inégales. La suite de son projet n’a rien eu de facile. Pour passer de l’idée à la production, il a fallu se familiariser avec un secteur entièrement nouveau, comprendre sa réglementation, et obtenir le label de qualité requis pour entrer sur le marché. À un moment donné, les progrès ont stagné. Elle a alors participé à un concours entrepreneurial et remporté une petite récompense en espèces. Elle en a réinvesti le moindre franc. Aujourd’hui, l’entreprise d’Olivia produit le savon Eva Bathing Soap. Il s’agit d’une compagnie manufacturière en pleine croissance qui emploie 10&nbsp;salariés permanents, plus huit occasionnels, et approvisionne plus de 50&nbsp;supermarchés à travers le pays. Avec un produit en vente et des projets d’expansion de la production et de la gamme, son parcours montre ce qu’il est possible de réaliser lorsque la résilience rencontre du soutien et des opportunités. &nbsp; Au-delà d’une histoire personnelle&nbsp;: un impératif national L’histoire d’Olivia est personnelle, mais elle reflète aussi un défi national. Les progrès économiques réalisés par le Rwanda au cours de la dernière décennie sont évidents&nbsp;: croissance régulière, réformes cohérentes, objectifs ambitieux. Toutefois, dans ce pays où les jeunes constituent la majorité de la population, le véritable test consistera à déterminer si cette croissance génère des emplois, en particulier pour les nouveaux arrivants sur le marché du travail. Une leçon se dessine de plus en plus clairement&nbsp;: ce n’est pas la croissance seule qui crée des emplois. Ceux-ci apparaissent lorsque la croissance est délibérément orientée dans ce sens. Certains secteurs offrent un potentiel bien plus important que d’autres. L’agriculture et l’agroalimentaire, le logement et la construction, le tourisme et les services, l’industrie manufacturière à valeur ajoutée, l’économie créative et numérique peuvent absorber un grand nombre de jeunes travailleurs, à condition que les compétences, le financement et l’accès au marché soient alignés. Sans cet alignement, les opportunités restent hors de portée. Pour de nombreux jeunes, qu’ils soient diplômés ou en décrochage scolaire, le fossé entre l’éducation et l’emploi reste béant. Les exigences en matière d’expérience excluent ceux qui n’ont pas eu la chance d’en acquérir. L’informalité domine dans les premiers emplois, et trop d’idées prometteuses sont bloquées dès les étapes initiales.Connecter les systèmes pour plus d’impact Si le Rwanda a mis en place des initiatives visant à combler ces lacunes, ces systèmes manquent souvent de coordination pour en assurer l’ampleur et l’impact. La formation professionnelle, le soutien aux entreprises, l’accès au financement et la protection sociale fonctionnent en parallèle plutôt que comme un parcours unique. Lorsque ces systèmes sont connectés, les résultats suivent. Lorsqu’ils ne le sont pas, les jeunes doivent gérer la transition tout seuls. L’expérience régionale montre que les stratégies en faveur de l’emploi des jeunes sont couronnées de succès lorsqu’elles sont multidimensionnelles et correspondent aux réalités pratiques. L’apprentissage auprès d’employeurs privés, le soutien à l’entrepreneuriat combiné au mentorat, et la réduction des barrières à l’entrée via les plateformes numériques contribuent à combler le fossé entre potentiel et productivité. La protection sociale joue un rôle essentiel, non comme une fin en soi, mais comme un tremplin. Lorsque les jeunes bénéficient d’un soutien pendant les périodes de transition, ils sont plus enclins à prendre des risques calculés, à créer des entreprises et à se lancer dans de nouveaux secteurs. C’est ainsi que les perturbations se transforment en opportunités. Ce qui a fait toute la différence pour Olivia, c’est l’accès à la formation, un petit capital, et la confiance nécessaire pour prendre des risques. Elle n’est pas née fabricante de savon. Elle a appris en faisant, en s’adaptant et en persévérant. Son expérience met en évidence une vérité fondamentale&nbsp;: lorsqu’ils bénéficient d’un soutien adéquat, les jeunes n’ont pas peur de se lancer dans de nouveaux secteurs, et peuvent même exceller. Ce dont ils ont besoin, c’est d’un système qui réduise les risques, fournisse des conseils pratiques et reconnaisse le potentiel au-delà des années d’expérience. Le Rwanda connait une croissance forte. Pour que cet élan se traduise par des créations d’emplois, il faut prendre des mesures audacieuses, associées à de la patience, de la persévérance et des partenariats. Si le pays y parvient, les histoires comme celle d’Olivia ne seront plus l’exception, mais la norme. Et lorsque cela se produira, le progrès économique ne se mesurera plus seulement en chiffres, mais en vies transformées. Cet article a été rédigé par Yoonyoung Cho, économiste senior à la Banque mondiale pour la région Afrique orientale et australe. &nbsp;"},"content_1000":{"cdata!":" Lorsqu’Olivia Africa a obtenu son diplôme en gestion hôtelière, l’avenir qu’elle se représentait était fait d’hôtels, de service à la clientèle, et de stabilité. Puis la pandémie de COVID-19 est arrivée. Comme beaucoup de jeunes, Olivia a perdu son emploi. Ses candidatures restaient sans réponse et l’accès aux entretiens était limité par une condition familière&nbsp;: trois à cinq ans d’expérience. Elle avait obtenu son diplôme un an auparavant. Au lieu de patienter, Olivia a exploré les opportunités en ligne. Elle a commencé à mener des recherches sur les importations du Rwanda et sur les biens qui pouvaient être fabriqués localement. Un produit a attiré son attention&nbsp;: les savonnettes. C’était loin de l’hôtellerie, mais c’était un début. 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Depuis le début des travaux dans la ville historique du Cap-Haïtien, le rôle de Natacha est fondamental : elle manœuvre fièrement une chargeuse-pelleteuse, un engin lourd qui permet de consolider le sol avant la pose des couches d’asphalte de la nouvelle route SOS, s’étendant sur 6 km. « Je vivais à Port-au-Prince lorsque j’ai appris que COAMCO, l’entreprise contractée par le gouvernement, recrutait des femmes. Après avoir réussi le processus de sélection, j’ai décidé de m’installer dans la région Nord, car j’y voyais une opportunité de travailler et de contribuer au développement des infrastructures routières de mon pays », explique Natacha, rappelant qu’elle maîtrise les excavatrices, les «&nbsp;backhoe loaders&nbsp;» et les rouleaux compresseurs. Dans un pays où les hommes dominent le secteur de la construction, Natacha fait partie des rares femmes qui contribuent à rééquilibrer la situation, malgré des obstacles marqués par des barrières sociales, un accès limité à la formation et la discrimination fondée sur le genre. « J’ai appris à manier des engins lourds il y a plus de 15 ans, mais aujourd’hui encore, les hommes hésitent à croire que nous, les femmes, pouvons être aussi performantes, voire meilleures qu’eux. Une situation qui génère de la frustration et même des formes de boycott », souligne-t-elle. Faible représentation des femmes dans l’emploi formel Une évaluation de genre publiée par la Banque mondiale en 2023 a révélé que la ségrégation sectorielle fondée sur le genre est élevée sur le marché du travail et que les femmes font face à des taux de chômage plus élevés ainsi qu’à une participation au marché du travail plus faible que celle des hommes.&nbsp;Ces réalités sont souvent liées à des phénomènes structurels ainsi qu’à des normes culturelles et sociales. Les femmes sont plus fréquemment employées dans les services, le commerce de détail, le négoce et l’industrie textile, tandis que les hommes dominent des secteurs tels que la construction. Deux diagnostics successifs menés par le gouvernement haïtien et publiés en 2023 montrent une très faible présence féminine dans le secteur du transport urbain ; il en va de même dans le secteur aéronautique, où seulement 28 % du personnel est composé de femmes. Ces constats concordent avec le Recensement des agents de la fonction publique coordonné par l’Office de Management et des Ressources Humaines (2014), qui révèle que 33 % des agents de l’administration publique sont des femmes, mais que seules 16 % occupent des postes stratégiques nécessitant au minimum un diplôme de licence, tandis que 40 % se trouvent dans des postes requérant un niveau d’éducation primaire de base. « La Banque mondiale travaille avec les parties prenantes haïtiennes afin de lever les obstacles qui empêchent la pleine participation des femmes à la société », a déclaré Anne-Lucie Lefebvre, cheffe des opérations de la Banque mondiale pour Haïti. « L’autonomisation économique des femmes est essentielle pour stimuler la productivité économique, réduire la pauvreté, renforcer la cohésion sociale et améliorer le bien-être à travers les générations. » « Je suis fière d’inspirer d’autres femmes » Pour lutter contre la discrimination et les inégalités auxquelles les femmes sont confrontées dans l’emploi, la finance et les activités productives, la Banque mondiale veille à ce que les femmes jouent un rôle clé dans la mise en œuvre des projets, en transformant leur capital humain en emplois significatifs, ce qui est essentiel pour stimuler la productivité, l’innovation et la création d’emplois. « Nous organisons des formations à destination des entreprises locales de construction sur les écarts de genre dans leur secteur. Nous les encourageons à former les femmes au sein des communautés, à offrir des incitations susceptibles de favoriser la participation féminine au processus de recrutement, mais aussi à rendre les chantiers plus accueillants pour elles », explique Evelyne Larieux, responsable des questions sociales et de genre à l’Unité centrale d’exécution du ministère des Travaux publics. Avec un investissement de la Banque mondiale de 366 millions de dollars américains (soit 30,8 % du portefeuille) dans le secteur des infrastructures, la formation accrue de femmes aux métiers de la construction renforcera leur capacité à contribuer à la main-d’œuvre et au développement de leurs localités respectives. Depuis le lancement de la route SOS en octobre 2025, dans le cadre du Projet de développement urbain du Cap-Haïtien, 4 209 femmes/journées de travail ont été générées. Par ailleurs, le Projet de connectivité résiliente et d’accessibilité au transport urbain, qui réhabilite environ 290 km de routes dans la région sud du pays, a jusqu’à présent créé 21 379 femmes/journées de travail pour des emplois non qualifiés au sein des communautés, ainsi que 53 emplois formels pour les femmes. « Depuis ma certification, j’ai contribué à plusieurs projets de construction de haut niveau, notamment port privé, bâtiment pénitentiaire ou des segments routiers importants comme la route SOS, qui améliorera la connectivité au sein de la ville du Cap-Haïtien. Je suis très fière, car aujourd’hui, j’ai inspiré d’autres femmes à devenir conductrices d’engins lourds », conclut-elle."},"content_1000":{"cdata!":" Ce matin de mi-janvier est particulier pour Natacha Paul, une femme qui défie les normes de genre en travaillant comme conductrice d’engins lourds. Depuis le début des travaux dans la ville historique du Cap-Haïtien, le rôle de Natacha est fondamental : elle manœuvre fièrement une chargeuse-pelleteuse, un engin lourd qui permet de consolider le sol avant la pose des couches d’asphalte de la nouvelle route SOS, s’étendant sur 6 km. « Je vivais à Port-au-Prince lorsque j’ai appris que COAMCO, l’entreprise contractée par le gouvernement, recrutait des femmes. Après avoir réussi le processus de sélection, j’ai décidé de m’installer dans la région Nord, car j’y voyais une opportunité de travailler et de contribuer au développement des infrastructures routières de mon pays », explique Natacha, rappelant qu’elle maîtrise les excavatrices, les «&nbsp;backhoe loaders&nbsp;» et les rouleaux compresseurs. 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Il est désormais au cœur d’un vaste élan national visant à lutter contre le chômage des jeunes, à créer de l’emplois et à stimuler une croissance durable. À l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (ISEP) de Thiès, les salles de classe débordent d’énergie. Dans un studio, Nicole Diedhiou vérifie les réglages sonores avant de saluer ses élèves. « Bonjour à tous ! » dit-elle avec un large sourire. Nicole, diplômée du programme de création multimédia de l’ISEP-Thiès, partage aujourd’hui son travail de technicienne du son à la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS) avec l’enseignement d’ateliers dans son alma mater. Son parcours — d’étudiante à professionnelle, puis mentor — illustre comment les formations pratiques transforment la vie des jeunes Sénégalais.Faire émerger une génération hautement qualifiée Avec plus de la moitié de sa population âgée de moins de 25 ans, le Sénégal mise sur la jeunesse pour bâtir son avenir. Pourtant, en 2019, seuls 3,5&nbsp;% des étudiants étaient inscrits dans des programmes professionnels ou techniques de courte durée, créant un décalage entre les compétences des diplômés et les besoins des employeurs. Cette situation a changé avec la création en 2013 de l’ISEP-Thiès, le premier établissement public d’enseignement supérieur orienté vers les filières professionnelles. « Nos programmes sont conçus pour aligner la formation sur les besoins du secteur industriel », explique le Dr Mouhidine Abdoukhadre Sanoko, directeur adjoint de l’ISEP-Thiès. « Depuis notre première promotion en 2014, environ 90 % de nos diplômés se sont insérés sur le marché du travail. »"},"content_1000":{"cdata!":" L’enseignement professionnel au Sénégal se trouvait autrefois relégué en marge des universités traditionnelles. Il est désormais au cœur d’un vaste élan national visant à lutter contre le chômage des jeunes, à créer de l’emplois et à stimuler une croissance durable. 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Grâce aux « caravanes » mobiles du GUCE soutenues par le projet TRANSFORME de 300 millions de dollars de la Banque mondiale, 4 613 MPME ont été enregistrées à Bunia, Kananga et Mbuji-Mayi en 2025. L’initiative réduit les délais de plusieurs mois à quelques heures, élargit l’accès au financement, aux marchés publics et à l’emploi, tout en renforçant la confiance dans les services publics."},"keywd":"country:Congo, Democratic Republic of,regions:Africa,subject:private sector development,subject:jobs and development,subject:governance in public sector","lang":{"0":{"cdata!":"français"}},"admreg":{"0":{"cdata!":"Afrique"}},"title":{"cdata!":"Rapprocher le guichet des entrepreneurs : la dernière étape de la formalisation en République démocratique du Congo (RDC)"},"topic":{"0":{"cdata!":"Développement du secteur privé"},"1":{"cdata!":"Emplois et développement"},"2":{"cdata!":"Gouvernance dans le secteur public"}},"proid":"P178176,P160806","cqpath":"/content/wb-home/fr/news/feature/2026/02/13/le-last-mile-to-formalization-bringing-business-creation-and-services-closer-to-entrepreneurs-in-the-democratic-republic","lnchdt":"2026-02-13T11:18:00Z","regionname":"Africa","wcmsource":"cq5","country":"Congo, Democratic Republic of","countcode":"CD","conttype":{"0":{"cdata!":"Article"}},"content":{"cdata!":"Des années d'attente... Attendre des années et dépenser des milliers de dollars pour obtenir les documents qui leur permettraient de bénéficier de travailler dans l'économie formelle est la réalité quotidienne de plusieurs entrepreneurs congolais. Le processus de formalisation nécessite de s'enregistrer auprès de nombreuses agences publiques et d'obtenir un numéro d'identification national et un numéro d'identification fiscale, des processus qui ne sont pas disponibles que dans quelques villes. En plus des frais officiels de formalisation, il y a souvent des frais de facilitation supplémentaires coûteux, facturés par des intermédiaires qui opèrent en raison de l'absence des bureaux du Guichet Unique pour la Création d'Entreprises (GUCE) à travers le pays. Dans certaines villes du pays où l'infrastructure n’est pas pleinement développée, mais aussi où le GUCE n'a pas de bureau permanent, les entrepreneurs doivent parcourir des milliers de kilomètres pour atteindre des pôles économiques comme Lubumbashi ou Kinshasa, ou recourir à des intermédiaires coûteux. Ces options sont au-delà des moyens de la plupart des entrepreneurs. Par conséquent, la grande majorité des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) ont été empêchées d'accéder à des services et à des opportunités telles que l'ouverture de comptes bancaires ou la participation à des appels d'offres publics.Après des heures de progrès La Banque mondiale et le projet TRANSFORME ont pris conscience de cet obstacle crucial. À Bunia, Kananga et Mbuji-Mayi, un soutien innovant et porteur de transformations a récemment été apporté grâce au déploiement de services mobiles sous forme de « caravanes ». Les caravanes sont une mobilisation temporaire du personnel du GUCE basé à Kinshasa dans d’autres villes, appuyée par une vaste campagne d'information. Organisée avec le soutien du projet TRANSFORME, cette opération est une solution temporaire pour aider à formaliser les MPME. L'objectif est de rendre des services pratiquement inaccessibles, immédiatement accessibles via les services mobiles du GUCE. Des lignées d'entrepreneurs motivés se sont formées, et l’opération caravane a permis la formalisation de 4 613 MPME : 1 425 à Mbuji-Mayi et 1 565 à Kananga en avril et juillet 2025, plus 1 623 à Bunia en novembre 2025.  Comme le note Gédéon Mulumba, directeur provincial du GUCE dans le Kasaï-Oriental, «&nbsp;avec les caravanes, nous sommes en mesure de traiter d'anciennes demandes en attente depuis 2021 et d'enregistrer de nouvelles entreprises en une seule journée.&nbsp;» Les unités mobiles ont apporté les services publics directement aux demandeurs, réduisant ainsi les processus qui prenaient auparavant des mois pour être accomplis à des opérations réalisées en quelques heures. «&nbsp;La formalisation nous aide à se développer correctement, à être en règle sur le plan administratif et même à accéder aux financements&nbsp;», explique Mme Miemba, chef d'entreprise à Mbuji-Mayi. La formalisation est également une condition préalable pour que les entrepreneurs puissent accéder aux subventions et autres formes de soutien fournies par TRANSFORME et d'autres projets de développement. De plus, c'était aussi l'occasion tant attendue de sortir de l'ombre économique, d'opérer ouvertement et d'accéder à des marchés qui leur étaient auparavant fermés.Formaliser pour prospérer L'impact de la formalisation est à la fois immédiat et durable. Pour les entreprises, elle permet l'accès au financement (par exemple, l'ouverture de comptes bancaires d'entreprise et l'obtention de financements formels), aux opportunités de marché (comme la participation aux appels d'offres et aux marchés d'exportation) et la sécurité juridique (la protection juridique et l'attraction de partenaires ou d'investisseurs). Les avantages potentiels pour la RDC sont également évidents : le renforcement du cadre administratif permet aux PME de se développer, de créer des emplois et d'élargir l'assiette fiscale.  La démonstration la plus frappante de l'intérêt de cette intervention est la réaction humaine des entrepreneurs. Plus d'une larme de joie est sortie lors de ces caravanes du GUCE. Pour les entrepreneurs qui ont passé de longues années à créer des entreprises sans reconnaissance officielle, ces documents représentent la fin d'années d'attente et le début d'un nouveau statut prometteur, reconnu et plus sûr. Ce soutien temporaire répond à la demande locale des entrepreneurs de formaliser leurs activités et contribue à rétablir la confiance entre l'État et les entreprises. Parallèlement, le gouvernement travaille également avec le soutien de TRANSFORME sur une solution structurelle à long terme : l'inscription en ligne pour tous, quel que soit le lieu de l’activité. La formalisation est une condition préalable essentielle pour que les MPME aient accès à de multiples opportunités, ce qui les aide à augmenter leurs revenus, à créer des emplois et à stimuler l'économie.À propos de TRANSFORME : Le Projet d'autonomisation des femmes entrepreneures et mise à niveau des PME pour la transformation économique et l'emploi (TRANSFORME) en RDC, d’un montant de 300 millions de dollars, vise à formaliser les MPME en leur donnant accès à des services qui étaient auparavant pratiquement inaccessibles. Il s'appuie sur l'approche adoptée dans le cadre du précédent Projet d'Appui au Développement des Micros, Petites et Moyennes Entreprises (PADMPME) en RDC et l'étend à plus grande échelle. Le PADMPME a aidé à formaliser les entreprises, notamment par le biais des caravane du GUCE dans la province du Kongo Central. Cet article a été rédigé par Zouhour Karray, spécialiste principale du secteur privé à la Banque mondiale, et Jan van Zoelen Cortes, consultant et expert en entrepreneuriat à la Banque mondiale."},"content_1000":{"cdata!":"Des années d'attente... Attendre des années et dépenser des milliers de dollars pour obtenir les documents qui leur permettraient de bénéficier de travailler dans l'économie formelle est la réalité quotidienne de plusieurs entrepreneurs congolais. Le processus de formalisation nécessite de s'enregistrer auprès de nombreuses agences publiques et d'obtenir un numéro d'identification national et un numéro d'identification fiscale, des processus qui ne sont pas disponibles que dans quelques villes. En plus des frais officiels de formalisation, il y a souvent des frais de facilitation supplémentaires coûteux, facturés par des intermédiaires qui opèrent en raison de l'absence des bureaux du Guichet Unique pour la Création d'Entreprises (GUCE) à travers le pays. 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Plusieurs délégations de haut niveau arrivent dans cette cité historique de la région septentrionale pour participer à l’inauguration du nouveau local de la Mairie. Ce nouveau bâtiment de 300 pieds carrés remplacera l’ancien, construit il y a 40 ans. La construction du nouvel Hôtel de Ville de Milot a débuté il y a environ deux ans. Cette initiative stratégique s’inscrit dans un effort plus large visant à moderniser la gouvernance locale et à renforcer la résilience institutionnelle des autorités locales. Elle vise à doter la municipalité d’infrastructures administratives modernes, fonctionnelles et durables, capables d’améliorer la qualité et l’efficacité des services publics. « Fournir des infrastructures modernes et des matériels de travail adaptés aux autorités locales demeure l’une des priorités du gouvernement, car les municipalités constituent une porte d’entrée pour la prestation de services à la population »,&nbsp;a déclaré&nbsp;Paul Antoine Bien-Aimé, Ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales. Au dernier trimestre de 2025, le gouvernement haïtien a inauguré trois Hôtels de Ville — Plaine du Nord, Milot et Quartier Morin — dans la région Nord du pays. Ces trois bâtiments ont été entièrement construits dans le cadre des activités du&nbsp;Projet de Développement Municipal et de Résilience Urbaine (MDUR), financé par la Banque mondiale. L’amélioration des conditions de vie dans ces villes satellites entourant la zone métropolitaine du Cap-Haïtien contribuera à réduire la pression sur cette ville historique, affectée par un afflux de migrants internes fuyant la violence dans les départements de l’Ouest, de l’Artibonite et du Centre. Malgré la crise profonde et multidimensionnelle que traverse Haïti, forçant plus de 1,3 million de personnes à se déplacer pour échapper à la violence, la Banque mondiale soutient des investissements visant à renforcer la gouvernance locale. La Banque mondiale reste engagée à fournir un appui stratégique à la population à travers des projets et programmes mis en œuvre par le gouvernement dans le but de rompre le cycle de la pauvreté et de créer des opportunités au bénéfice de tous les Haïtiens. Ces dernières années, elle s’est concentrée sur les questions liées à la fragilité, en ciblant les zones où son financement peut avoir le plus grand impact. Pour atteindre son objectif de réduction de la pauvreté, de croissance économique accélérée et d’amélioration de la prestation des services aux citoyens, Haïti doit renforcer la performance de son secteur public. Si les réformes et les politiques publiques sont essentielles au niveau national pour améliorer les performances, il est également important de renforcer les capacités des prestataires de services et d’améliorer la résilience des infrastructures au niveau local. « Notre soutien au renforcement institutionnel s’étend aux niveaux sectoriel et local. La Banque mondiale travaille en partenariat avec le gouvernement haïtien pour appuyer les efforts du pays visant à rendre les villes plus résilientes, améliorer le développement économique local et renforcer la cohésion communautaire. Notre stratégie consiste à favoriser la résilience et encourager les réformes transformatrices. »&nbsp;a déclaré&nbsp;Anne‑Lucie Lefebvre, Directrice des opérations de la Banque mondiale en Haïti. À travers les projets de développement urbain financés par la Banque mondiale, six municipalités de la région métropolitaine du Nord — Cap‑Haïtien, Acul du Nord, Limonade, Milot, Quartier Morin et Plaine du Nord — ont amélioré leurs espaces publics et renforcé la capacité des gouvernements locaux à fournir des services. Les projets ont également contribué à améliorer les espaces publics et les infrastructures urbaines de base dans sept municipalités du Nord ; moderniser les bâtiments municipaux ; soutenir des initiatives de préservation du patrimoine culturel ; et réduire les risques d’inondation dans certaines zones du Cap‑Haïtien. « Ce bâtiment est plus adapté pour fournir des services à nos citoyens, car il facilite l’interaction avec la communauté. Nous travaillons actuellement sur plusieurs projets de développement tels que l’accès à l’eau et l’amélioration des espaces publics de loisirs »,&nbsp;a déclaré&nbsp;Thelemaque Henry Claude, maire adjoint de Milot.&nbsp;« Nous sommes très reconnaissants que le projet soutienne la construction de segments de routes internes. Désormais, la population reste connectée et la ville paraît plus attractive. »"},"content_1000":{"cdata!":" Aujourd’hui, les habitants de Milot, une ville du nord d’Haïti, sont plus qu’enthousiastes. Plusieurs délégations de haut niveau arrivent dans cette cité historique de la région septentrionale pour participer à l’inauguration du nouveau local de la Mairie. Ce nouveau bâtiment de 300 pieds carrés remplacera l’ancien, construit il y a 40 ans. La construction du nouvel Hôtel de Ville de Milot a débuté il y a environ deux ans. 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En combinant l'amélioration de l'environnement d'enseignement et d'apprentissage via la modernisation des infrastructures, la formation des enseignants, les outils numériques et les évaluations de l'apprentissage, le PREFAT jette les bases d'une meilleure éducation pour les enfants tunisiens. Depuis plus de six décennies, la Banque mondiale accompagne la Tunisie dans le développement de son système éducatif. La Tunisie a été le premier pays à bénéficier d’un investissement de la Banque mondiale dans ce secteur de l’éducation, avec un projet approuvé en 1963. Au fil des ans, la Banque a continué à aider le gouvernement à améliorer l'accès et la qualité de l'ensemble du continuum éducatif. ÉLARGIR L'ÉDUCATION PRÉSCOLAIRE Le PREFAT a joué un rôle déterminant dans l'élargissement de l'accès à l'éducation préscolaire, en particulier dans les régions les plus défavorisées. Pour l'année scolaire 2024-2025, 9 429 enfants étaient inscrits dans les classes préparatoires publiques des localités ciblées par le PREFAT, dont 4 644 filles et 4 785 garçons. Le PREFAT a construit une centaine de nouvelles classes préparatoires dans les régions défavorisées. Le projet a également investi dans des infrastructures et des équipements adaptés afin d'améliorer les environnements d'apprentissage préscolaires, notamment de nouveaux matériels pédagogiques, des aires de jeux, des paniers de basket et des tapis de gymnastique, favorisant ainsi la création d'espaces sûrs et stimulants pour le jeu actif et le développement précoce. Selon Ameni Hasni, enseignante à Henchir Haj Saad, une zone rurale du gouvernorat de Kasserine : « L'éducation préscolaire se développe désormais dans des salles de classe bien équipées et colorées qui favorisent un état psychologique propice à un apprentissage efficace. De tels environnements motivent les enfants et favorisent leur développement social et émotionnel, jetant ainsi les bases d'une réussite scolaire future. » Afin d'améliorer la qualité de l'enseignement, PREFAT a formé plus de 2 000 enseignants préscolaires à des méthodes innovantes, notamment des activités théâtrales, et a contribué à l'élaboration d'outils d'assurance qualité pour l'éducation de la petite enfance. « Il existe une différence notable entre les enfants qui ont fréquenté les classes préparatoires et ceux qui ne l'ont pas fait, que ce soit dans leur comportement, leurs interactions avec leurs camarades ou même leur posture en classe », a fait remarquer Salma Meyel, enseignante à Zagtoun, dans le gouvernorat de Zaghouan. AMÉLIORER LES CONDITIONS D'APPRENTISSAGE DANS LES ÉCOLES PRIMAIRES Le PREFAT a rénové environ 80 écoles dans les régions les plus défavorisées. De nouvelles classes préparatoires ont été construites tandis que les salles de classe, les cours de récréation et les installations sanitaires ont été modernisés. En outre, 2 500 salles de classe du primaire ont été équipées de mobilier neuf et plus de 1 600 laboratoires informatiques ont été aménagés afin d'intégrer les outils numériques dans l'apprentissage. De 2019 à 2025, plus de 55 000 enseignants, plus de 4 000 directeurs d'école et la plupart des inspecteurs et assistants pédagogiques ont suivi des formations dans différents domaines, notamment les compétences de vie, la pédagogie, la didactique et le projet d’établissement. « Les nouvelles salles de classe et cours de récréation ont transformé l'attitude de mon enfant à l'égard de l'école », explique Sihem Boukhili, un parent de Hedhil, à Jendouba. « Il est désormais enthousiaste à l'idée d'apprendre et apprécie chaque instant passé à l'école. Il ne veut plus rentrer à la maison ! » Ces améliorations et formations continues ont considérablement amélioré la qualité de l'enseignement dans les régions défavorisées, créant des environnements d'apprentissage plus inclusifs et plus stimulants. RENFORCER LES PRATIQUES DE GESTION DANS LE SECTEUR DE L'ÉDUCATION Le PREFAT a modernisé la gouvernance de l'enseignement primaire en lançant Tarbia.tn, un portail numérique unifié qui offre des services complets aux élèves, aux parents, aux enseignants et au personnel administratif, améliorant ainsi l'efficacité et l'accessibilité. Le PREFAT a également soutenu la réalisation d’évaluations standardisées, telles que l'EGRA (Early Grade Reading Assessment) et l'EGMA (Early Grade Mathematics Assessment), afin de mesurer et d’analyser les résultats d'apprentissage, ouvrant la voie à des politiques publiques fondées sur des données probantes. La première évaluation EGRA en 2021, qui a testé 1 200 enfants en arabe et 1 200 en français, a permis de mieux comprendre les acquis des élèves en lecture et d’orienter des actions d’amélioration ciblées. Une deuxième évaluation EGRA a été mise en œuvre en décembre 2025, et les données collectées sont actuellement en cours de traitement afin de suivre les progrès réalisés. L'évaluation EGMA de 2023 a testé 1 510 enfants dans 151 écoles, identifiant les principaux défis en matière de calcul et orientant les interventions visant à combler ces lacunes. PERSPECTIVES Alors que la Tunisie continue d'ouvrir la voie à une éducation inclusive et de qualité, le PREFAT témoigne de ce que le partenariat, l'innovation et la persévérance peuvent accomplir. En effet, malgré les perturbations causées par la pandémie de COVID-19 et les transitions institutionnelles, le PREFAT a bénéficié à plus de 900 000 élèves à travers la Tunisie, les filles représentant plus de 50 % des bénéficiaires. Les bases jetées par ce projet aident les enfants à apprendre, les enseignants à inspirer et les communautés à rêver plus grand. En intégrant la modernisation des infrastructures, la formation des enseignants, la fourniture d'équipements et les évaluations d’apprentissage, le PREFAT a donné des résultats mesurables et représente une étape importante dans le parcours de la Tunisie vers une éducation de qualité et inclusive pour tous les enfants. Le chemin est loin d'être terminé, mais l'avenir est plus prometteur que jamais. &nbsp;"},"content_1000":{"cdata!":" Lancé en 2018, le Projet de REnforcement des Fondations pour l'Apprentissage en Tunisie (PREFAT), mis en œuvre par le ministère de l'Éducation et soutenu par la Banque mondiale, a contribué à améliorer les conditions d'apprentissage dans les écoles primaires publiques, tout en augmentant l'accès à l'enseignement préscolaire public dans 31 localités réparties dans 12 régions défavorisées. En combinant l'amélioration de l'environnement d'enseignement et d'apprentissage via la modernisation des infrastructures, la formation des enseignants, les outils numériques et les évaluations de l'apprentissage, le PREFAT jette les bases d'une meilleure éducation pour les enfants tunisiens. Depuis plus de six décennies, la Banque mondiale accompagne la Tunisie dans le développement de son système éducatif. La Tunisie a été le premier pays à bénéficier d’un investissement de la Banque mondiale dans ce secteur de l’éducation, avec un projet approuvé en 1963. 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Après un parcours scolaire difficile et de longues périodes d'incertitude quant à son parcours professionnel, il avait failli abandonner ses rêves. Aujourd'hui, il maîtrise les bases de données, les applications mobiles et l'entrepreneuriat - des compétences acquises au Centre de formation professionnelle et d'enseignement des métiers des technologies de l'information et de la communication (CFEP-MTIC) nouvellement créé à Nkok. Josserane fait partie d'une nouvelle génération de jeunes Gabonais qui acquièrent des compétences précieuses et prêtes à l'emploi, grâce au Projet de développement des compétences et de l'employabilité (PRODECE) soutenu par la Banque mondiale. Même si le PRODECE s'est officiellement achevé en 2023, ses effets positifs sont déjà visibles. De nouveaux centres tels que le CFEP-MTIC, lancé en 2024, continuent de doter les jeunes des connaissances et des capacités essentielles pour réussir dans une main-d'œuvre en évolution rapide d'aujourd'hui.Lutter contre le chômage des jeunes en développant les compétences Le chômage des jeunes reste un problème majeur au Gabon, avec plus d'un tiers des personnes âgées de 15 à 24 ans sans emploi. Alors que le Gabon s’active à diversifier son économie au-delà du pétrole, il existe une demande croissante de travailleurs qualifiés dans des secteurs tels que la construction, la transformation du bois, les énergies renouvelables et les technologies de l'information et de la communication (TIC). Jusqu'à récemment, les programmes d'enseignement et de formation techniques et professionnels (EFTP) avaient une portée limitée, étaient obsolètes et ne correspondaient pas aux besoins du marché du travail, en particulier pour les jeunes femmes. Face à cette situation, le gouvernement gabonais, avec le soutien de la Banque mondiale, a lancé le PRODECE en 2016 pour moderniser la formation professionnelle et créer des liens plus solides entre l'éducation et les opportunités d'emploi.Formation axée sur l'industrie Une étape importante de cette initiative a été franchie en janvier 2024 avec l'inauguration de deux centres de formation sectoriels au sein de la Zone économique spéciale de Nkok - un important pôle industriel situé près de Libreville - le CFEP-MB-BTP, spécialisée dans le bâtiment, la menuiserie et les travaux publics et le CFEP-MTIC, dédié aux métiers du numérique et des TIC.  Situés au sein d'un écosystème industriel actif, ces centres offrent aux étudiants une formation pratique, des stages, des apprentissages et une collaboration directe avec des employeurs du secteur privé. Les programmes englobent des disciplines telles que la menuiserie, le génie civil, les technologies d'énergie renouvelable et le développement Web complet. « Avant, je ne pouvais créer que des sites Web de base », explique Rolly, 26 ans, étudiant au CFEP-MTIC. « Maintenant, je peux les rendre dynamiques et les connecter à des bases de données. Cette formation est ma passerelle vers l'indépendance et l'entrepreneuriat.&nbsp;»Une seconde chance de réussite Pour de nombreux étudiants, la formation apporte plus qu'une simple expertise technique, elle insuffle un sens revitalisé de l'orientation. Josserane, qui a quitté l'université avant d'avoir obtenu son diplôme, caractérise le centre comme un moment charnière dans leur développement. « J'avais besoin de quelque chose de concret », dit-il. « Ici, j'ai appris à coder et à développer des applications. Ce centre m'a donné confiance en moi et redonné une seconde chance.  Les formateurs soutiennent également cette vision. Marvel, qui dirige les communications au CFEP-MTIC, affirme que l'objectif est au-delà de l'enseignement des compétences techniques. « Nous ne formons pas seulement des techniciens, explique-t-il. « Nous formons des jeunes capables de s'adapter, d'innover et de contribuer activement au monde numérique. »Résultats mesurables et valeur durable Entre 2016 et 2023, le PRODECE a touché plus de 8 400 jeunes, dont près de la moitié étaient des femmes. Le programme a produit des résultats significatifs :Construction et équipement de deux centres de formation modernes dans la ZES de NkokModernisation de 49 programmes de formation avec des partenaires du secteur privéFormation de 7 000+ jeunes par le biais de stages et d'apprentissagesCréation de 260 entreprises dirigées par des jeunes, dont 60 % par des femmesRéhabilitation et équipement des établissements de formation sur l'ensemble du territoire nationalMise en place d'un cadre national de certification des compétences normalisées Bien que les résultats diffèrent d'un secteur à l'autre, ces investissements ont notamment amélioré l'accès à une formation de qualité et renforcé les voies d'accès à l'emploi et à l'entrepreneuriat. De nombreux diplômés font état d'une plus grande assurance et de perspectives de carrière plus définies.Investir dans les populations, investir dans l'avenir Soutenu par une aide de 66 millions de dollars de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), le PRODECE démontre l'engagement du Gabon à renforcer son capital humain. Cette initiative a également conduit à d'importantes réformes institutionnelles, telles que la création de l'Agence nationale de l'enseignement technique et professionnel (ANETFP) et le renforcement de l'Office national de l'emploi (ONE/PNPE), ce qui a permis d'améliorer la coordination et la gouvernance du secteur. Actuellement, les centres de formation Nkok suivent un modèle de partenariat public-privé qui vise à la fois la durabilité et la pertinence dans le monde réel. Le gouvernement cherche à étendre cette stratégie à l'ensemble du pays, en s'attachant particulièrement à encourager davantage de femmes à participer à des domaines techniques qui ont toujours été dominés par les hommes. « Ce centre m'a donné des compétences et de l'espoir », confie Josserane en souriant. Le Gabon s'engage à renforcer son économie et à promouvoir l'inclusion sociale en misant sur l'investissement dans la jeunesse. Cette stratégie vise à favoriser le développement de compétences, à générer des opportunités d'emploi et à encourager une perspective positive pour l'avenir."},"content_1000":{"cdata!":" À 27 ans, Josserane ne s'attendait pas à travailler dans le développement web. Après un parcours scolaire difficile et de longues périodes d'incertitude quant à son parcours professionnel, il avait failli abandonner ses rêves. 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Comme l’un des 23 pays du Pacte Agri Connect, elle a l’opportunité unique d’accélérer cette transformation et de renforcer la valeur ajoutée."},"keywd":"country:Guinea,regions:Africa,subject:agriculture and food security,subject:jobs and development,subject:inclusive-growth,subject:economic growth,subject:agribusiness","lang":{"0":{"cdata!":"français"}},"admreg":{"0":{"cdata!":"Afrique"}},"title":{"cdata!":"Cultiver l’avenir pour une croissance inclusive : l’agriculture guinéenne au service de l’emploi"},"topic":{"0":{"cdata!":"Agriculture et sécurité alimentaire"},"1":{"cdata!":"Emplois et développement"},"2":{"cdata!":"Inclusive-growth"},"3":{"cdata!":"Croissance économique"},"4":{"cdata!":"Agro-industrie"}},"cqpath":"/content/wb-home/fr/news/feature/2026/01/13/unlocking-guinea-agriculture-development-creating-jobs-for-inclusive-growth","lnchdt":"2026-01-13T11:54:00Z","regionname":"Africa","wcmsource":"cq5","country":"Guinea","countcode":"GN","conttype":{"0":{"cdata!":"Article"}},"content":{"cdata!":" À Tanene, un carrefour rural animé situé à 50 kilomètres de la capitale guinéenne, Conakry, c’est souvent la nécessité qui fait naître les opportunités économiques. Dès l’aube, les ruelles du village s’animent : les femmes tiennent de petits étals pour subvenir aux besoins de leur famille, les petits exploitants agricoles se dirigent vers leurs rizières, et les travailleurs du transport naviguent dans le flux constant de personnes et de marchandises le long des routes très fréquentées. Loin de ces rythmes quotidiens de survie, Tanene révèle un autre visage : à l’horizon s’étendent des plaines verdoyantes, baignées de lumière, où chaque brin d’herbe scintille sous la douce caresse du soleil levant. C’est là que Bassam Merhi, un entrepreneur local et PDG de BMI Farms, a trouvé sa vocation inattendue. « Si quelqu’un m’avait dit que j’allais investir dans l’agriculture, j’aurais répondu : tu es fou », reconnaît-il, en riant face aux rangées d’arbres fruitiers alimentés par un système d’irrigation moderne. Il y a cinq ans, le plan initial de Bassam était d’investir dans une usine de bière. Cependant après avoir approché la Société financière internationale (IFC), la branche du Groupe de la Banque mondiale (GBM) dédiée au secteur privé, pour un financement, il a appris que son projet ne serait retenu que s’il était lié à l’agriculture. Cette exigence l’a amené à abandonner son projet de brasserie pour se tourner vers l’agriculture, et finalement s’engager pleinement dans le secteur agricole mais aussi en faveur du développement communautaire.Surmonter les premiers défis « Le parcours n’a pas été aisé. Nous avons perdu deux ans à essayer de trouver la bonne solution », se souvient Bassam. « Les premières récoltes ont échoué en raison des problèmes d’irrigation et de fréquentes pénuries d’eau ». Comme beaucoup de petits exploitants, Bassam a fait face à un climat imprévisible, à des infrastructures limitées et à un accès limité au marché. L’initiative «&nbsp;Champions locaux&nbsp;» d’IFC a identifié BMI Farms comme une entreprise locale à fort potentiel. L’entreprise a ensuite rejoint le Projet de développement de l’agriculture commerciale guinéenne (PDACG) financé par l’Association internationale de développement (IDA), l’institution du Groupe de la Banque mondiale soutenant les pays pauvres. Ce projet a fourni une assistance technique cruciale, des conseils d’experts sur la sélection des fruits, la gestion des sols, la conception de l’irrigation et les équipements de transformation.De l’idée à l’impact : plus de 1 000 hectares cultivés et près de 300 emplois créés dans 27 villages Ce qui avait commencé comme un projet d’usine de brasserie s’est transformé en une agro-industrie florissante et à fort impact, cultivant plus de 1&nbsp;000&nbsp;hectares selon des techniques avancées d’agriculture de précision. Il a fallu construire deux barrages et développer une technologie d’irrigation à pivots circulaires pour garantir une utilisation efficace de l’eau et permettre une culture toute l’année. 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Elles permettent de rapprocher les populations des opportunités, les biens des marchés et les communautés entre elles. Au-delà des routes et des ponts, elles constituent un élément vital de la stabilité et de la croissance, en particulier dans les environnements fragiles et à l’urbanisation rapide, en reliant les personnes aux emplois et aux services, en réduisant l’isolement et en favorisant la continuité de l’activité économique même en cas de crise.Dans la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan, en proie à la fragilité, aux conflits ou aux difficultés économiques, les investissements de la Banque mondiale dans le secteur des transports jettent les bases de la création d’emplois, de l’inclusion sociale, de la résilience à long terme et de la sécurité alimentaire. Qu’il s’agisse d’usagers de services de transport urbain au Maroc ou de femmes et d’enfants vivant dans des zones rurales du Yémen et ayant besoin d’un accès plus sûr aux écoles, aux centres de santé et aux marchés, chaque kilomètre de route améliorée ouvre des perspectives de subsistance, d’apprentissage et d’espoir. Grâce à ses investissements dans les transports, la Banque mondiale aide les populations de la région à améliorer ou reconstruire leur vie en améliorant l’accessibilité, la sécurité et les opportunités professionnelles.Maroc : connecter les villes, autonomiser les populationsAu Maroc, les investissements dans les infrastructures, les systèmes et matériels roulants grâce au programme de transport urbain transforment le quotidien des habitants des grandes villes.À Casablanca et Rabat, des réseaux de transport mieux intégrés reliant les bus, les tramways et d’autres modes de transport permettent aux voyageurs de gagner au moins 20 minutes par jour en temps de trajet et en temps d’attente. Pour de nombreux Marocains, cela signifie plus de temps à consacrer à la famille, au travail et à l’éducation.Ces gains de temps améliorent non seulement l’accès aux emplois existants, mais incitent également les demandeurs d’emploi à rechercher des opportunités en dehors de leurs quartiers. Avec des systèmes de transport plus rapides et plus fiables, les populations se sentent rassurées à l’idée de parcourir de plus longues distances pour se rendre au travail, suivre une formation ou accéder à divers services, élargissant ainsi leurs options à travers la ville.« Les nouveaux moyens de transport m'ont permis de suivre des cours de formation professionnelle à l’autre bout de la ville », indique Salma, une jeune stagiaire. « Aujourd’hui, j’entrevois mon avenir professionnel avec espoir. »&nbsp;&nbsp; À Casablanca, comme à Rabat, la mobilité urbaine est désormais plus sûre, plus efficace et plus inclusive. Les systèmes ont été conçus avec le souci de mieux protéger les piétons, les cyclistes et les passagers des transports publics, avec des stations bien éclairées, des caméras de sécurité et des agents dont la présence rassure les femmes. « Grâce aux nouveaux systèmes d’éclairage et aux caméras de sécurité installés dans les bus et aux arrêts, je me sens beaucoup plus en sécurité lorsque je me déplace la nuit », confie Nadia, étudiante à Casablanca. Des bus et des stations modernes sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, et de nouvelles lignes relient les quartiers mal desservis aux centres-villes, permettant à des milliers de personnes de se rendre à l’école, à l’hôpital et au travail. &nbsp;  &nbsp; Outre l’amélioration de la mobilité urbaine, les investissements du Maroc dans les transports contribuent également à la réalisation des objectifs climatiques et de durabilité. Des transports publics fiables représentent une alternative à moindre coût aux véhicules personnels, ce qui contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la pollution atmosphérique. Au total, le projet a bénéficié directement à 158 000 personnes, dont près de 45 % de femmes, signe de l’engagement soutenu du pays en faveur d’une croissance équitable et inclusive. Yémen : tracer la voie de l’espoir et de la résilience Au Yémen, l’un des pays les plus fragiles du monde, le projet de rétablissement d’urgence de la connectivité routière (a) rapproche les populations des services essentiels et favorise la stabilité. Mis en œuvre par le Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS), avec le soutien de la Banque mondiale, le projet a permis la réhabilitation de 153 kilomètres de routes rurales résilientes face au climat et accessibles à plus de 1,5 million de personnes, leur permettant de se rendre aux marchés, aux écoles et aux centres de santé, même en cas d’inondations et de glissements de terrain."},"content_1000":{"cdata!":"« Depuis le lancement du nouveau réseau de bus à haut niveau de service à Casablanca, mes trajets sont beaucoup plus rapides et confortables », déclare Fatima, employée de bureau dans la ville. « Grâce à des tarifs abordables et à des bus fiables, j’ai pu trouver du travail en dehors de mon quartier. »Créer des voies vers les opportunités et la stabilitéLes infrastructures de transport sont la colonne vertébrale des économies modernes. 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Alors que plus d’un milliard de jeunes entreront sur le marché du travail dans la prochaine décennie, jamais le monde n'a eu autant besoin de créer plus d'emplois. La tâche est immense, et elle exige la mobilisation de tous les acteurs. Nous nous sommes entretenus avec Mona Mourshed, fondatrice et directrice générale de Generation: You Employed, une organisation mondiale à but non lucratif qui aide des adultes à se former et à commencer une nouvelle carrière. Son action repose sur une conviction simple&nbsp;: chacun devrait pouvoir accéder à un emploi de qualité et à un revenu capable d’offrir une vie meilleure à soi et à sa famille. La disponibilité de bons emplois, mais aussi un soutien et des compétences appropriés peuvent véritablement transformer des vies. Les objectifs de Generation s’inscrivent dans le droit fil de la mission du Groupe de la Banque mondiale&nbsp;: créer davantage d’emplois pour mettre fin à la pauvreté et promouvoir une prospérité partagée sur une planète vivable. Nous vous invitons à lire ou regarder notre entretien avec Mona Mourshed pour en savoir plus sur la mission de Generation et sur la manière dont le Groupe de la Banque mondiale peut unir ses forces pour, ensemble, relever le défi de l’emploi. Consultez également le billet de Mona Mourshed et sa conférence dans le cadre de la «&nbsp;Leaders' Speaker Series&nbsp;» du Groupe de la Banque mondiale (a)."},"content_1000":{"cdata!":" L’emploi est le meilleur moyen de mettre fin à la pauvreté et d’apporter à tous une source d’espoir, de la dignité et un avenir meilleur. C’est pourquoi le Groupe de la Banque mondiale place désormais l’emploi dans la ligne de mire de tous ses projets. 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Mis en œuvre par les gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger, avec le concours de partenaires internationaux dont la Banque mondiale, le projet s’inscrit dans une démarche collective pour répondre aux crises qui secouent la région. Bénéficiant d’un financement total de 352,5 millions de dollars, le projet vise à offrir une réponse durable face à l’urgence, pour favoriser le relèvement économique, consolider la paix et améliorer la sécurité, en s’inscrivant dans une vision à long terme et misant sur la résilience des communautés dans les zones les plus exposées du Liptako-Gourma. Au Burkina Faso, le projet contribue à apporter des réponses aux besoins des communautés dans tous les secteurs d’activités. Ainsi, dans le secteur socio-économique, il soutient les femmes et les jeunes pour, entre autres, la mise en place ou la relance des activités génératrices de revenus à travers la formation et la dotation d’équipements adaptés. Apprendre à recoudre son avenir Safiatou Ouédraogo, apprenante en deuxième année au Centre d’éducation de base non formelle (CEBNF) de Ouahigouya au nord du pays, se souvient encore des conditions d’apprentissage de l’année précédente : « Nous étions 10 à 12 sur une même machine. Il fallait attendre deux semaines pour pouvoir pratiquer ». Aujourd’hui, grâce aux 85 nouvelles machines à coudre fournies par le projet, elles ne sont plus que 3 ou 4 par machine. Un changement qui transforme l’apprentissage en véritable tremplin vers l’autonomie. Même constat à Boussouma, dans la région du Centre-nord, où les 37 apprenantes se partageaient trois machines vétustes. L’arrivée de 50 nouvelles machines a radicalement changé la donne."},"content_1000":{"cdata!":" Au sein du Sahel, région confrontée à des défis majeurs tels que l’insécurité, les déplacements de populations et la pauvreté, le Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel (PCRSS) constitue une initiative régionale ambitieuse pour renforcer la résilience des communautés locales et des groupes les plus vulnérables. Mis en œuvre par les gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger, avec le concours de partenaires internationaux dont la Banque mondiale, le projet s’inscrit dans une démarche collective pour répondre aux crises qui secouent la région. Bénéficiant d’un financement total de 352,5 millions de dollars, le projet vise à offrir une réponse durable face à l’urgence, pour favoriser le relèvement économique, consolider la paix et améliorer la sécurité, en s’inscrivant dans une vision à long terme et misant sur la résilience des communautés dans les zones les plus exposées du Liptako-Gourma. 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À côté d’elle, l’imprimante vrombit en sortant les étiquettes une à une. La commande est presque prête à partir vers d’autres villes du pays et même à l’étranger grâce à l’entreprise logistique avec laquelle elle travaille. « Avant, je vendais seulement dans mon quartier », explique-t-elle. « Aujourd’hui, mes produits voyagent à travers l’Algérie et même au-delà. Je n’aurais jamais pensé que c’était possible.»  Pour des femmes comme Amina, le passage au numérique a ouvert des perspectives qui semblaient inaccessibles. Beaucoup d’artisanes en Algérie ont longtemps été confrontées à des difficultés pour promouvoir leurs produits, trouver de nouveaux clients ou rivaliser avec les importations. Le projet E-commerce pour les entrepreneures dans la région MENA, financé par l’initiative Women Entrepreneurs Finance Initiative (We-Fi) et mis en œuvre par la Banque mondiale, vise à donner aux femmes les outils, les réseaux et la confiance nécessaires pour réussir en ligne.  Dès le lancement, l’initiative s’est appuyée sur les institutions nationales. L’Algérie a créé un comité de pilotage composé de huit ministères afin d’orienter le programme, d’assurer son alignement avec les réglementations et les réalités existantes, des formalités autour des produits aux systèmes de paiement en ligne. Cette étape a doté l’initiative d’une base institutionnelle solide et a créé les conditions pour passer à l’échelle.  « L’Algérie a posé les bases d’un écosystème favorable à la numérisation et à la croissance des entrepreneures », affirme Cemile Hacıbeyoglu Ceren, représentante résidente du Groupe de la Banque mondiale en Algérie. « Cette initiative montre ce qu’il est possible d’accomplir lorsque les institutions, le financement et la formation avancent ensemble. C’est un effort collectif dont nous sommes fiers d’être partenaires. »  Les partenaires institutionnels tels que la CNAM et l’ANGEM ont joué un rôle majeur dans l’élargissement de la portée du projet. La CNAM a fourni une plateforme nationale pour connecter les artisanes à travers l’Algérie, tandis que l’ANGEM intègre aujourd’hui la formation digitale dans ses programmes de microcrédit. Avec l’appui du secteur privé, ils ont formé 51 coachs en marketing digital et en e-commerce. Ces coachs certifiés, dont des agentes de la CNAM et de l’ANGEM, transmettent désormais leurs connaissances à des centaines d’entrepreneures. À ce stade, 119 femmes ont suivi la formation, et plus de 74 % ont intégré de nouvelles plateformes en ligne dans leur activité. Le programme vise à toucher 300 entrepreneures à court terme.  L’ANGEM déploie également une formation en cascade à large échelle. Dès le début de l’année 2025, 25 formatrices principales (une dans chacune des 25 wilayas ciblées) recevront une formation avancée en e-commerce. Chaque formatrice principale formera ensuite 12 formatrices locales, constituant un vivier de 300 formatrices. À leur tour, ces formatrices accompagneront environ 92 nouvelles entrepreneures, pour atteindre 27 500 promotrices d’ici fin 2025. Cette approche pyramidale vise à diffuser les compétences numériques bien au-delà du groupe initial de participantes We-Fi.  Pour Amina, productrice de savons naturels, la formation a rendu son entreprise plus solide : « J’ai acquis les connaissances dont j’avais besoin en marketing et en communication. Mon entreprise est plus visible, et je peux la gérer avec davantage d’assurance. »  Pour Ismahane, artisane parfumeuse, les résultats ont été rapides : « Ce programme m’a appris à organiser mes procédures et à utiliser les bons outils pour optimiser les ventes. Mes clientes comprennent mieux mes offres et ma communauté sur les réseaux sociaux est passée de 7 000 à 22 000 abonnés en quelques mois. »  Les bénéfices dépassent les seules artisanes. Les agentes publiques qui ont évolué vers un rôle de coach ont élargi leurs responsabilités, passant de tâches administratives à des missions de conseil. Les consultantes privées ont également développé leur expertise en entrepreneuriat digital. Comme le souligne l’une des coachs : « Nous apprenons aussi. Accompagner les entrepreneures nous a permis de faire évoluer notre métier en développant des compétences en marketing digital, en comprenant mieux l’entrepreneuriat et en passant d’un rôle administratif à une fonction de conseil stratégique. »  À Oran, Alger ou Annaba, les récits convergent. Certaines femmes ont débuté avec de petites ventes locales, d’autres n’avaient qu’une idée. Toutes ont avancé à leur rythme et acquis les outils nécessaires pour progresser.  La collaboration entre l’Algérie et la Banque mondiale à travers We-Fi montre que l’autonomisation économique ne repose pas uniquement sur le financement. Il s’agit de construire un écosystème où institutions, compétences et entrepreneuriat progressent ensemble. Lorsque Amina remet son colis au livreur, elle sourit : « Ce n’est pas seulement un produit qui quitte mon atelier. C’est un avenir que j’ai construit. » &nbsp;"},"content_1000":{"cdata!":" Dans un petit atelier à Alger, Amina aligne des pots de savons artisanaux dans des cartons. À côté d’elle, l’imprimante vrombit en sortant les étiquettes une à une. La commande est presque prête à partir vers d’autres villes du pays et même à l’étranger grâce à l’entreprise logistique avec laquelle elle travaille. « Avant, je vendais seulement dans mon quartier », explique-t-elle. « Aujourd’hui, mes produits voyagent à travers l’Algérie et même au-delà. Je n’aurais jamais pensé que c’était possible.»  Pour des femmes comme Amina, le passage au numérique a ouvert des perspectives qui semblaient inaccessibles. Beaucoup d’artisanes en Algérie ont longtemps été confrontées à des difficultés pour promouvoir leurs produits, trouver de nouveaux clients ou rivaliser avec les importations. 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D’un montant de 300&nbsp;millions de dollars, le projet Autonomisation des femmes entrepreneurs et modernisation des MPME pour la transformation économique et la création d’emplois en République démocratique du Congo, surnommé « projet TRANSFORME », vise à catalyser ce développement inclusif en promouvant l’inclusion économique de toutes les femmes, y compris celles en situation de handicap. Il s’appuie sur l’approche à 360º déployée par le projet PADMPME (Développement et croissance des PME en RDC), dont l’efficacité a été prouvée, tout en élargissant sa portée. Le projet PADMPME s’est achevé en 2024 après avoir contribué à la création de milliers de nouvelles entreprises et de nouveaux emplois. Dans le cadre du projet TRANSFORME, des sessions de formation destinées aux micro-entrepreneuses ont récemment été menées auprès de 23 531&nbsp;femmes réparties dans cinq villes, avec pour objectif de renforcer leur esprit d’initiative et leurs compétences en matière de création d’entreprise. Le projet s’est attaché à garantir l’accessibilité de ces sessions aux entrepreneuses à mobilité réduite. Certaines organisations locales, notamment des paroisses, ont sollicité le projet pour que soient également incluses des femmes éligibles très motivées souffrant de handicaps auditifs. Des mesures ont rapidement été prises pour que ces femmes puissent participer. En vue de répondre à leurs besoins spécifiques, des interprètes en langue des signes ont d’abord été formés pour pouvoir animer la session en collaboration avec les coachs du projet. La motivation des participantes et la qualité de l’environnement d’apprentissage ont fait de ces sessions un franc succès. Au total, ce sont 75&nbsp;femmes malentendantes qui les ont suivies dans deux provinces. Albert Zeufack, le directeur de la division Angola, Burundi, RDC et Sao Tomé-et-Principe de la Banque mondiale, s’est récemment rendu dans un lieu de formation. Il a souligné la nécessité de se concentrer sur les femmes handicapées dans toutes les provinces qui participent au projet, et de veiller à ce qu’elles soient représentées en plus grand nombre."},"content_1000":{"cdata!":" La mise en œuvre d’un développement économique inclusif n’est possible que lorsque tous les membres de la société, en particulier ceux qui ont tendance à être négligés et marginalisés, ont accès à des opportunités porteuses de dignité. D’un montant de 300&nbsp;millions de dollars, le projet Autonomisation des femmes entrepreneurs et modernisation des MPME pour la transformation économique et la création d’emplois en République démocratique du Congo, surnommé « projet TRANSFORME », vise à catalyser ce développement inclusif en promouvant l’inclusion économique de toutes les femmes, y compris celles en situation de handicap. 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