{"rows":20,"os":0,"page":1,"total":51,"documents":{"NjNkODg2MTZjNzA4Mzc4ZjE1NGJlZjM5YjVjYjNjOWI2M2UwMGI0Yg2":{"id":"NjNkODg2MTZjNzA4Mzc4ZjE1NGJlZjM5YjVjYjNjOWI2M2UwMGI0Yg2","url":"http://www.banquemondiale.org/fr/news/statement/2026/05/05/fit-to-prosper-investing-in-health-for-jobs-and-development-in-western-and-central-africa","count":{"0":{"cdata!":"Ghana"}},"descr":{"cdata!":"Nous avons saisi cette occasion pour contribuer au lancement de la stratégie santé, nutrition et population (SNP) du Groupe de la Banque mondiale pour l'Afrique de l'Ouest et du centre. 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Il s'agit d'une question d'une importance capitale pour l'avenir de la région. Nous souhaitons exprimer notre profonde gratitude à Son Excellence le Président John Dramani Mahama ainsi qu'au Gouvernement et au peuple du Ghana pour leur chaleureuse hospitalité et pour avoir co-organisé cet événement important. Cette rencontre a rassemblé des Ministres de la Santé et des Finances ainsi que des représentants de pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre, aux côtés d'experts du secteur privé, de la société civile, de partenaires au développement, d'institutions régionales et de leaders jeunes. Elle témoigne d'un engagement commun envers la santé et le bien-être de plus de 500 millions de personnes vivant dans cette région aujourd'hui, et des 200 millions d'enfants qui naîtront dans ces mêmes pays entre 2025 et 2050. Nous avons saisi cette occasion pour contribuer au lancement de la stratégie Santé, Nutrition et Population (SNP) du Groupe de la Banque mondiale pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre. Nous affirmons qu'en investissant dans la santé aujourd'hui, nous pouvons garantir que la prochaine génération soit non seulement apte à survivre, mais également En Bonne Santé Pour Prospérer. Nous reconnaissons et saluons le fort élan créé par les initiatives de souveraineté sanitaire et de mobilisation des ressources intérieures qui ont déjà tracé une voie à suivre, notamment la Réinitialisation d'Accra «&nbsp;Accra Reset&nbsp;», qui s'appuie à son tour sur les fondements du Programme de Lusaka «&nbsp;Lusaka Agenda&nbsp;». La stratégie SNP - En Bonne Santé Pour Prospérer est délibérément alignée sur ces efforts, offrant un cadre technique et stratégique pour faire avancer les mêmes objectifs. En optimisant l'utilisation des ressources existantes pour mieux dépenser, tout en mobilisant des ressources intérieures supplémentaires pour la santé, nous pouvons réaliser et pérenniser des gains de développement à long terme. Il est également de plus en plus reconnu qu'investir dans la santé est à la fois un impératif de développement et aussi économique. Des populations en bonne santé sont plus productives, plus résilientes face aux chocs et mieux équipées pour stimuler la création d'emplois et la croissance économique. Renforcer les systèmes de santé et de nutrition est donc essentiel pour stimuler la productivité, favoriser une croissance inclusive et faire progresser la couverture sanitaire universelle (CSU). La stratégie En Bonne Santé Pour Prospérer repose sur trois priorités stratégiques : Les Premières Lignes de Front (renforcement de la prestation de services axée sur les soins primaires), Réparer les Finances (garantir des investissements durables) et Préparer l'Avenir (renforcer la résilience des systèmes de santé). En appliquant ces priorités à notre travail quotidien, à travers des partenariats étroits entre les gouvernements nationaux et la Banque mondiale, un objectif régional ambitieux mais réalisable se dessine : atteindre 200 millions de personnes en Afrique de l'Ouest et du Centre avec des soins de qualité et abordables d'ici 2030, contribuant ainsi à l'objectif mondial du Groupe de la Banque mondiale d’atteindre1,5 milliard de personnes. Au cœur de cet effort se trouve un paquet universel de haute qualité en matière de SRMNIA+N, couvrant la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et adolescente, ainsi que des services de nutrition conçus pour briser le cycle de la mortalité maternelle et infantile élevée et du retard de croissance qui freine notre potentiel économique. Pour traduire ces aspirations en impact national, nous plaidons pour la réalisation de Pactes Nationaux de Santé dans chaque pays. Ces pactes, qui sont des accords de haut niveau visant à définir les engagements nationaux pour élargir l'accès à des soins de santé abordables et de qualité, contribuent à galvaniser le leadership politique, à clarifier les priorités de réforme des politiques et à rassembler le Ministère de la Santé, le Ministère des Finances et tous les partenaires au développement autour d'un plan unique dirigé par le pays — un plan, un budget et un système de rapport unique. Nous nous réjouissons également de la collaboration avec le Pôle de Connaissances pour la CSU, une plateforme de renforcement des capacités conçue pour nous aider à partager des données probantes, des outils pratiques et des opportunités d'apprentissage entre pairs. À l'horizon 2030, un accès fiable aux médicaments, aux vaccins et aux fournitures grâce à des chaînes d'approvisionnement renforcées et à la fabrication locale est crucial. L'initiative AIM2030 a le potentiel de transformer la fabrication locale de produits médicaux, permettant à l'Afrique de produire des médicaments vitaux sur le continent. Dans le même temps, nous reconnaissons que le secteur public ne peut atteindre ces objectifs seul. Le secteur privé est un partenaire essentiel en matière d'innovation, de prestation de services et de développement des chaînes de valeur locales pour les contre-mesures médicales. De la fabrication pharmaceutique aux solutions de santé numérique, l'engagement du secteur privé est indispensable pour élargir l'accès et créer plus de 2 millions d'emplois potentiels liés à la santé en Afrique de l'Ouest et du Centre. La plateforme régionale d'investissement dans la santé de la Banque mondiale à venir, l' « Approche Multi-Phase (MPA) pour la Santé et l'Emploi », contribuera à faire de l'investissement dans la santé un pilier fondamental de l'économie. En augmentant le nombre de médecins, d'infirmières, de techniciens et de sages-femmes qualifiés, nous améliorons simultanément les résultats sanitaires et créons des emplois sûrs et productifs — en particulier pour les femmes, qui constituent la majorité de la main-d'œuvre de santé. L'accent mis sur les soins de santé primaires à recours numérique est à la fois stratégique et opportun. Des soins de santé primaires qui s'étendent au-delà des établissements de santé grâce à la télémédecine, aux agents de santé communautaires, aux pharmacies et aux écoles peuvent rapprocher les services de la population et accélérer les progrès vers la CSU. En outre, en investissant dans les agents de santé communautaires, nous pouvons combler les lacunes dans la couverture des services et instaurer la confiance nécessaire pour une prestation de services efficace, la surveillance des maladies et la réponse aux épidémies. Un système de soins de santé primaires solide constitue notre première ligne de défense contre les pandémies, le changement climatique et l'insécurité alimentaire. Les discussions ont également souligné l'importance d'impliquer les jeunes en tant que parties prenantes actives plutôt que bénéficiaires passifs, notant que d'ici 2050, l'Afrique de l'Ouest et du Centre abritera un jeune sur cinq dans le monde et que les résultats dépendront des choix faits avec eux. En conclusion, nous remercions tous les délégués et experts techniques pour leur dévouement dans l'élaboration de cette Stratégie. Nous invitons désormais les 22 pays d'Afrique occidentale et centrale à rejoindre cet effort unifié. Nous appelons tous les partenaires, y compris le secteur privé, à se mobiliser pour soutenir les gouvernements. Nous invitons également les communautés à s'approprier la Stratégie et à contribuer à sa réalisation. Ensemble, grâce à la mise en œuvre de la stratégie ‘En Bonne Santé Pour Prospérer’, nous pouvons garantir que chaque enfant né dans cette région ait la possibilité de s'épanouir dans un avenir sain, résilient et prospère."},"content_1000":{"cdata!":" Excellences, distingués invités et partenaires, nous nous sommes réunis ici à Accra aujourd'hui pour débattre, au sens propre du terme, de la santé de l'Afrique de l'Ouest et du Centre. Il s'agit d'une question d'une importance capitale pour l'avenir de la région. Nous souhaitons exprimer notre profonde gratitude à Son Excellence le Président John Dramani Mahama ainsi qu'au Gouvernement et au peuple du Ghana pour leur chaleureuse hospitalité et pour avoir co-organisé cet événement important. Cette rencontre a rassemblé des Ministres de la Santé et des Finances ainsi que des représentants de pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre, aux côtés d'experts du secteur privé, de la société civile, de partenaires au développement, d'institutions régionales et de leaders jeunes. 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Cette approche passera par une coordination et des partenariats plus étroits associant les pays, les BMD, le secteur privé et d’autres parties prenantes.&nbsp; Les travaux seront menés de manière continue et affinés par les BMD à la lumière des enseignements tirés, de leurs mandats respectifs et des meilleures pratiques en vigueur. Ce processus s’appuiera également sur un dialogue avec les parties prenantes, notamment l'Organisation internationale du travail (OIT), afin de garantir que les discussions intègrent la dimension qualitative des emplois créés. Notre objectif est de mieux appréhender, collectivement, ce qui favorise le plus efficacement la création d’emplois et l’augmentation des revenus des travailleurs dans chaque région et contexte, afin de soutenir la croissance et d’améliorer les moyens de subsistance dans nos pays d’intervention. La création d’emplois plus nombreux et de meilleure qualité permet aux ménages de sortir de la pauvreté, renforce la cohésion sociale et réduit la vulnérabilité. La qualité des emplois constitue une dimension essentielle de cet effort. Notre collaboration contribuera à favoriser un meilleur dialogue sur les politiques à mener et une conception plus solide des projets, afin de générer des emplois en plus grand nombre et de meilleure qualité. &nbsp; Banque africaine de développement (BAD) Banque asiatique de développement (BAsD) Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (BAII) Banque de développement des Caraïbes (CDB) Banque de développement du Conseil de l’Europe (CEB) Banque européenne d’investissement (BEI) Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) Banque islamique de développement (BIsD) Groupe de la Banque interaméricaine de développement (Groupe de la BID) Groupe de la Banque mondiale (GBM) Nouvelle Banque de développement (NDB) &nbsp; Contacts&nbsp;: Relations médias Groupe de la Banque mondiale&nbsp;: (202) 473-7660, press@worldbank.org"},"content_1000":{"cdata!":"  WASHINGTON, 16&nbsp;AVRIL 2026 — Les banques multilatérales de développement (BMD) ci-après ont convenu de renforcer leur collaboration autour d’une approche commune visant à mesurer l’impact de leurs opérations sur la création d’emplois plus nombreux et de meilleure qualité. 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Ils ont publié la déclaration suivante : La guerre au Moyen-Orient bouleverse les conditions de vie et les moyens de subsistance dans la région et au-delà. Elle a déjà provoqué l'une des plus importantes perturbations des cours mondiaux de l'énergie de notre époque. La forte hausse des prix du pétrole, du gaz et des engrais, conjuguée aux difficultés d'acheminement, entraînera inévitablement une augmentation des prix de la nourriture et une aggravation de l'insécurité alimentaire. Les populations les plus démunies seront les premières à en subir les conséquences, en particulier dans les pays à faible revenu tributaires des importations. La flambée des prix du carburant et la hausse potentiellement brutale des prix alimentaires sont particulièrement préoccupantes dans les pays où les marges budgétaires sont limitées et où le niveau d'endettement est déjà élevé, réduisant ainsi la capacité des gouvernements à protéger les ménages les plus fragiles. Nos institutions continueront de suivre attentivement l'évolution de la situation et mobiliseront tous les moyens à leur disposition pour aider les populations touchées par la crise Conformément à nos mandats respectifs, et en tirant parti des mécanismes d’aide d’urgence existants, nous apporterons notre soutien pour préserver les conditions de vie et les moyens de subsistance, et pour établir les bases d'une reprise résiliente, génératrice de stabilité, de croissance et d'emplois. À propos du Fonds monétaire international&nbsp;Le FMI est une organisation mondiale qui œuvre pour assurer la croissance économique et la prospérité de ses 191 pays membres. Il soutient des politiques économiques propices à la stabilité financière et à la coopération monétaire, jugées essentielles pour la productivité, la création d'emplois et le bien-être économique. Le FMI est dirigé par ses pays membres et leur rend des comptes. Pour en savoir plus, consultez le site&nbsp;www.imf.org. À propos du Groupe de la Banque mondiale&nbsp;Le Groupe de la Banque mondiale s'efforce de mettre fin à l'extrême pauvreté et de promouvoir une prospérité partagée sur une planète vivable, en combinant financements, connaissances et expertise. Il comprend la Banque mondiale, dont la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l'Association internationale de développement (IDA) ; la Société financière internationale (SFI) ; l'Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) ; et le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Pour en savoir plus, consultez les sites sites&nbsp;www.banquemondiale.org,&nbsp;ida.worldbank.org,&nbsp;www.miga.org,&nbsp;www.ifc.org&nbsp;et&nbsp;www.icsid.worldbank.org. À propos du Programme alimentaire mondial&nbsp;Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies est la plus grande organisation humanitaire au monde. Il sauve des vies dans les situations d'urgence et utilise l'aide alimentaire comme levier pour ouvrir la voie à la paix, à la stabilité et à la prospérité pour les populations qui se relèvent de conflits, de catastrophes et de crises récurrentes. Pour en savoir plus, consultez le site&nbsp;www.wfp.org. &nbsp; Relations presse : &nbsp; FMI:&nbsp; media@IMF.org Groupe de la Banque mondiale :&nbsp; press@worldbank.org PAM : wfp.media@wfp.org"},"content_1000":{"cdata!":"  &nbsp;POUR DIFFUSION IMMÉDIATE Washington, D.C. — Les dirigeants du Fonds monétaire international (FMI), du Groupe de la Banque mondiale (GBM) et du Programme alimentaire mondial (PAM) se sont réunis pour examiner les répercussions économiques mondiales et les effets sur la sécurité alimentaire de la guerre au Moyen-Orient. Ils ont publié la déclaration suivante : La guerre au Moyen-Orient bouleverse les conditions de vie et les moyens de subsistance dans la région et au-delà. 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Nous travaillons avec les gouvernements, le secteur privé, les partenaires régionaux et d'autres parties prenantes pour leur venir en aide face à ces nouveaux défis. Nous suivons de près l’évolution des marchés mondiaux et sommes en contact étroit avec les pays clients les plus affectés pour appréhender les difficultés concrètes auxquelles ils sont confrontés. Les perturbations des routes maritimes font monter les coûts, et les risques pesant sur les approvisionnements se propagent de l’énergie aux engrais et à d’autres intrants agricoles essentiels. Les prix du pétrole brut ont connu une hausse de près de 40&nbsp;% entre février et mars, le prix des expéditions de gaz naturel liquéfié à destination de l’Asie a progressé de près des deux tiers, et les prix des engrais azotés ont augmenté de près de 50&nbsp;% au mois de mars. &nbsp; Le Groupe de la Banque mondiale agit rapidement pour aider les pays clients à traverser cette crise. Nous sommes prêts à intervenir à grande échelle, en apportant à la fois un appui financier immédiat, notre expertise en politiques publiques et un soutien au secteur privé pour favoriser la reprise de l’emploi et de la croissance. Nous mobiliserons l’ensemble des instruments à notre disposition pour soutenir les gouvernements, les entreprises et les ménages. Notre objectif est de fournir une aide immédiate en tirant parti de notre portefeuille d’opérations en cours, de notre panoplie d’outils de crise et de nos dispositifs de financements prédéterminés. Nous passerons progressivement à des instruments à décaissement rapide, ancrés dans des politiques rigoureuses, afin d’étayer la reprise. Par le biais de nos entités dédiées au secteur privé, nous ferons en sorte que les entreprises puissent bénéficier de liquidités, de crédits commerciaux et de fonds de roulement indispensables à leur activité. Nous sommes à l’évidence face à une situation en constante évolution, dont il est impossible de prévoir toute l’étendue des répercussions. On le sait&nbsp;: plus le conflit dure, plus les dommages infligés aux infrastructures essentielles sont importants, et plus les difficultés seront grandes pour nos pays clients. Nous n'en sommes pas moins résolus à apporter notre soutien et à tout mettre en œuvre pour préserver les avancées économiques que ces pays ont réalisées de haute lutte.&nbsp; "},"content_1000":{"cdata!":" Face aux premières répercussions du conflit au Moyen-Orient sur les prix des produits de base et sur les chaînes logistiques, plusieurs de nos clients dans les marchés émergents se sont tournés vers nous. Nous travaillons avec les gouvernements, le secteur privé, les partenaires régionaux et d'autres parties prenantes pour leur venir en aide face à ces nouveaux défis. 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Nous reconnaissons que ces transformations doivent d’abord servir et autonomiser les populations, en créant des emplois, en renforçant la résilience de nos communautés et en améliorant la compétitivité de nos économies. Nous saluons les progrès accomplis dans nos pays en matière d’expansion du haut débit, de construction d’infrastructures numériques, de développement des compétences numériques et de cybersécurité, tout en notant que des défis majeurs persistent en matière de financement, de gouvernance et d’inclusion. Nous reconnaissons l’engagement des institutions régionales, du secteur privé ainsi que des partenaires techniques et financiers pour faire avancer l’agenda de la transformation numérique du continent. Nous réaffirmons notre engagement collectif à construire d’ici 2030 un Marché numérique africain unique, fondé sur la connectivité, la confiance, l’innovation, la durabilité et une IA éthique, afin qu’aucun pays ni aucun citoyen ne soit laissé pour compte dans l’économie numérique. II.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; VISION ET ENGAGEMENTS STRATÉGIQUES Nous aspirons à une Afrique où chaque citoyen, en particulier les jeunes, les femmes et les groupes vulnérables, bénéficie pleinement des opportunités offertes par le numérique et l’IA ; où la technologie stimule l’entrepreneuriat, la productivité et l’emploi décent ; et où l’Afrique s’impose comme un pôle mondial de talents et d’innovation numériques. Pour traduire cette vision en progrès mesurables, nous nous engageons à atteindre les objectifs suivants: 1.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Connectivité universelle et infrastructures résilientes. Assurer un accès haut débit abordable et fiable pour tous, couvrant au moins 95 % de la population d’ici 2030. Promouvoir les infrastructures transfrontalières, l’accès ouvert et des systèmes économes en énergie pour réduire la fracture numérique. 2.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Services publics numériques inclusifs et systèmes de données fiables. Déployer des infrastructures publiques numériques interopérables – identité numérique, paiements, échanges de données – permettant à au moins deux tiers des citoyens d’accéder à des services en ligne sécurisés d’ici 2030. Renforcer la cybersécurité, la protection des données et les cadres de gouvernance de l’IA afin de bâtir la confiance et protéger les droits. 3.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Emplois, innovation et intelligence artificielle pour une croissance durable. Doter les jeunes, les personnes en situation de handicap et les femmes de compétences numériques et entrepreneuriales, et veiller à ce qu’au moins 70 % des jeunes diplômés atteignent un niveau de culture numérique de base d’ici 2030. Créer deux millions de nouveaux emplois dans le numérique. Développer des capacités régionales de calcul, de cloud et de gestion des données répondant aux besoins nationaux d’hébergement. Consolider les écosystèmes d’innovation et promouvoir des solutions numériques africaines, inclusives et éthiques. 4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Financement durable et coopération régionale. Intégrer la transformation numérique dans les budgets nationaux et les programmes régionaux. Développer des marchés numériques régionaux compétitifs en réduisant les barrières à l’entrée et en favorisant l’investissement privé. Mobiliser des financements publics et privés via des mécanismes de financement mixte, des fonds régionaux d’innovation et de capital-risque, et des partenariats favorisant la jeunesse, les femmes et la création d’emplois. 5.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cadre harmonisé de politiques et de gouvernance. Mettre en place des politiques numériques inclusives et harmonisées, fondées sur des mécanismes de gouvernance responsables alignant les stratégies nationales et régionales, les cadres juridiques et la coordination institutionnelle pour des écosystèmes numériques durables et interopérables. Promouvoir la coordination structurée et la mise en œuvre conjointe d’initiatives numériques afin de renforcer la confiance, la transparence, l’innovation et la participation inclusive dans l’économie numérique. Nous nous engageons également à renforcer la coordination entre gouvernements, instances régionales et partenaires à travers un cadre commun de suivi et un examen annuel des progrès de la transformation numérique. Chaque État membre désignera un point focal national chargé d’assurer l’alignement avec les priorités régionales de la Déclaration de Cotonou. Afin de renforcer l’impact et le suivi de ces engagements, nous élaborerons, dans le cadre de la feuille de route post-Cotonou, un cadre régional d'indicateurs communs couvrant l’inclusion numérique, l'accessibilité financière, la qualité de service, les compétences, l'emploi et la confiance numérique, ainsi que des principes communs en matière d'interopérabilité, de protection des données et de cybersécurité. III.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; RÉSULTATS ATTENDUS D’ICI 2028 Nous convenons de mesurer les progrès à travers des résultats concrets démontrant l’impact sur la croissance inclusive et l’emploi. Connectivité et accès: -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Réduction de moitié du coût moyen des données. -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Réduction d’un quart de l’écart d’usage. -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 70 % des ménages ruraux disposant d’un accès Internet abordable. -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Couverture haut débit étendue à 90 % de la population. -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Tarifs d’itinérance harmonisés. -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Collaboration entre États pour interconnecter les dorsales nationales et déployer des points d’échange Internet régionaux (IXP) afin de sécuriser et d’optimiser le trafic de données africain. -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Transition d’au moins 60 % des infrastructures mobiles vers la 4G/5G et partenariats pour établir des unités régionales d’assemblage d’équipements numériques abordables. Services numériques: -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Identité numérique sécurisée pour au moins 50 % des citoyens. -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Paiements interopérables dans 15 pays et réduction de 40 % des coûts de transferts numériques transfrontaliers. -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dix services prioritaires d’administration en ligne disponibles dans tous les États membres. -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Doublement du commerce électronique intra-africain. -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Adoption d’instruments harmonisés de protection des données, reconnaissant qu’une violation dans un État partenaire constitue une atteinte à la communauté régionale. -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Interopérabilité administrative : protocoles et infrastructures techniques permettant des échanges transfrontaliers dématérialisés (douanes, immigration) à 60 % dans la région. Emplois et compétences -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Deux millions de jeunes, personnes en situation de handicap et de femmes bénéficient d’emplois ou d’entrepreneuriat numériques. -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 20 millions de personnes formées aux compétences numériques. -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 200 000 professionnels formés en cybersécurité et technologies numériques. -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Trois centres régionaux d’excellence en IA opérationnels. -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Promouvoir le développement d'infrastructures de formation spécialisées afin de renforcer l'expertise locale dans les technologies émergentes et soutenir la création d'emplois de haute qualité. Données et intelligence artificielle: -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les centres de données régionaux hébergent au moins 40 % des données gouvernementales critiques. -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Déploiement de points d’échange Internet régionaux pour sécuriser le trafic africain. -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mise en œuvre de programmes d’applications de l’IA dans des secteurs prioritaires dans au moins dix pays. -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Adoption de cadres harmonisés pour la cybersécurité, la gouvernance des données et de l’IA. Gouvernance et coordination : -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mise en place d’un mécanisme régional de suivi de la transformation numérique, garantissant redevabilité, apprentissage par les pairs et cohérence des initiatives nationales et régionales. -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Encourager l'utilisation de solutions numériques avancées, notamment l'intelligence artificielle, afin d'améliorer la productivité, la transparence administrative et les échanges transfrontaliers, conformément aux cadres nationaux et régionaux. IV. &nbsp;&nbsp;PARTENARIATS ET ENGAGEMENTS FINANCIERS Nous reconnaissons que la transformation numérique de l’Afrique est une responsabilité partagée, nécessitant un leadership fort, des partenariats solides et des investissements coordonnés. Les Communautés économiques régionales d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, ainsi que l’Union africaine, joueront un rôle central dans l’harmonisation des politiques, normes et réglementations numériques pour assurer l’interopérabilité, la cybersécurité et la protection des données. Elles coordonneront les programmes régionaux en matière de compétences, d’innovation et d’entrepreneuriat numériques, et appuieront les initiatives transfrontalières sur le commerce électronique, les paiements numériques et les flux de données, favorisant intégration, valeur ajoutée et création d’emplois. Le secteur privé est reconnu comme moteur essentiel de l’innovation, de l’investissement et de l’emploi. Les entreprises et investisseurs sont encouragés à étendre les infrastructures haut débit et de données, notamment dans les zones mal desservies, et à contribuer activement à la formation, au mentorat et à l’entrepreneuriat des jeunes, des personnes en situation de handicap et des femmes. Les solutions numériques et d’IA développées en Afrique seront promues comme leviers de croissance inclusive et d’emploi dans tous les secteurs économiques. Les gouvernements réaffirment leur engagement à instaurer des cadres réglementaires et fiscaux prévisibles et transparents, favorisant l’investissement responsable et l’innovation durable. Ils renforceront les capacités institutionnelles pour une régulation rapide et adaptée, réduisant les obstacles à l’investissement et encadrant le pouvoir de marché pour garantir une concurrence équitable. Des instruments de financement mixte – garanties, crédits, fonds propres et partenariats public-privé – seront développés pour catalyser les infrastructures numériques et les systèmes de données. Les gouvernements cofinanceront également des programmes de formation, de certification et d’entrepreneuriat avec les acteurs privés, afin que chaque initiative contribue à l’emploi durable et à l’inclusion. Les partenaires techniques et financiers sont invités à aligner leur appui sur les priorités de la présente Déclaration, ainsi que sur les initiatives nationales et régionales promouvant le développement de l’économie numérique. Nous nous engageons à développer des mécanismes de financement innovants combinant ressources publiques, capitaux privés et aide au développement pour accélérer la numérisation, la création d’emplois et la durabilité. Les fonds de service universel seront renforcés pour connecter plus efficacement toutes les zones et réduire le fossé d’usage. Les systèmes d’énergie renouvelable et d’interconnexion seront promus afin que l’infrastructure numérique africaine demeure résiliente, durable et à faible empreinte carbone. La feuille de route pour la mise en œuvre post-Cotonou précisera davantage les mécanismes permettant de mobiliser des financements appropriés et flexibles, notamment des instruments de réduction des risques et des approches innovantes qui facilitent les investissements numériques dans les pays dont les capacités institutionnelles sont plus limitées. Nous travaillerons à la création d’un Mécanisme régional de financement de la transformation numérique (ou Digital Transformation Facility) chargé de mobiliser et de coordonner les investissements, l’assistance technique et l’appui politique nécessaires à la mise en œuvre de la Déclaration, en assurant la cohérence entre priorités régionales et financement durable. Ensemble, nous veillerons à ce que chaque dollar investi dans la transformation numérique génère un impact mesurable. V. &nbsp;GOUVERNANCE ET SUIVI Déterminés à traduire ces engagements en résultats mesurables, nous établirons un Tableau de bord régional de la transformation numérique, pour suivre les progrès en matière de connectivité, d’inclusion, d’innovation et d’emploi. Un Forum numérique régional annuel réunira gouvernements, instances régionales, secteur privé et partenaires du développement pour évaluer les avancées, partager les expériences et définir les priorités de l’année suivante. Les communautés économiques régionales, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, publieront un Rapport annuel sur la transformation numérique, présentant les progrès accomplis, les leçons tirées et les résultats obtenus, notamment en matière d’emplois, d’entreprises créées et d’investissements mobilisés. Chaque État membre désignera un point focal national chargé de coordonner la mise en œuvre entre niveaux national et régional, conformément à la Déclaration de Cotonou. Ces mécanismes garantiront transparence, apprentissage mutuel et redevabilité, tout en maintenant la transformation numérique africaine alignée sur les Objectifs de développement durable et les meilleures pratiques internationales. VI. &nbsp;&nbsp;APPEL À L’ACTION Nous, Ministres et représentants des États d’Afrique de l’Ouest et du Centre, appelons l’ensemble des gouvernements, des organisations régionales, du secteur privé, de la société civile, des jeunes, des femmes et des partenaires du développement à unir leurs efforts dans les 24 prochains mois pour accélérer des progrès tangibles d’ici 2028. Nous plaçons les jeunes, les personnes en situation de handicap et les femmes au cœur de l’avenir numérique de l’Afrique et soulignons l’urgence de bâtir des fondations solides en matière de numérique et d’IA pour une croissance inclusive et créatrice d’emplois. Nous réaffirmons que la transformation numérique n’est pas seulement un impératif technologique, mais également un enjeu politique et social, essentiel à la souveraineté, à la compétitivité et à la prospérité partagée. Nous annonçons la création de trois groupes de travail régionaux, chargés de proposer, dans le cadre de la feuille de route post-Cotonou, des orientations opérationnelles sur : (i) la connectivité et les infrastructures numériques, (ii) l’intelligence artificielle et les technologies avancées, et (iii) la création d’emplois et d’opportunités économiques grâce au numérique. Nous invitons tous les États membres à adopter d’ici 2028 des Pactes numériques nationaux traduisant un engagement politique de haut niveau et définissant des feuilles de route claires pour les réformes, les investissements publics et les partenariats catalysant l’investissement privé et la création d’emplois. Nous invitons les institutions régionales et les partenaires à soutenir l’élaboration d’une Feuille de route post-Cotonou et d’un Cadre d’investissement accompagnant la mise en œuvre de la Déclaration. Nous exprimons notre profonde gratitude au Président Patrice Talon et au Gouvernement du Bénin pour la qualité exceptionnelle de leur accueil et de l’organisation du Sommet. Nous saluons la Banque mondiale pour sa volonté affirmée d’appuyer et de financer les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre dans leur transformation numérique. Ensemble, nous nous engageons à faire de la Déclaration de Cotonou 2025 un tournant décisif dans la destinée numérique et de l’intelligence artificielle de l’Afrique. Adoptée à Cotonou, République du Bénin, le 18 novembre 2025 Par les Ministres de l’Économie numérique des États membres d’Afrique de l’Ouest et du Centre, dans le cadre du Sommet régional de Cotonou sur la transformation numérique."},"content_1000":{"cdata!":"DÉCLARATION DE COTONOU &nbsp; I.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; PRÉAMBULE Nous, Ministres en charge du Numérique des États membres d’Afrique de l’Ouest et du Centre, réunis à Cotonou, République du Bénin, réaffirmons notre volonté commune d’accélérer la transformation numérique et l’intelligence artificielle (IA) en tant que moteurs de croissance inclusive, de création d’emplois et d’intégration régionale. Nous reconnaissons que ces transformations doivent d’abord servir et autonomiser les populations, en créant des emplois, en renforçant la résilience de nos communautés et en améliorant la compétitivité de nos économies. Nous saluons les progrès accomplis dans nos pays en matière d’expansion du haut débit, de construction d’infrastructures numériques, de développement des compétences numériques et de cybersécurité, tout en notant que des défis majeurs persistent en matière de financement, de gouvernance et d’inclusion. 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Toute allégation selon laquelle on ne trouverait pas la trace de ces fonds est tout simplement fausse. La Banque mondiale rend compte de chaque dollar alloué dans la totalité de ses opérations, et ses financements font l’objet d’un contrôle rigoureux. Ses états financiers sont soumis à un audit indépendant chaque année et mis à la disposition du public."},"content_1000":{"cdata!":" WASHINGTON, 2&nbsp;mars 2025—La Banque mondiale a publié une déclaration démentant les allégations selon lesquelles entre 24 et 41&nbsp;milliards de dollars de ses financements pour l’action climatique ne feraient pas l’objet d’un suivi approprié ou seraient intraçables en raison de la mauvaise tenue de ses comptes&nbsp;: Contrairement à certaines affirmations, l’absence, dans les comptes de la Banque mondiale, de 41&nbsp;milliards de dollars alloués à l’action climatique n'est pas avérée. Toute allégation selon laquelle on ne trouverait pas la trace de ces fonds est tout simplement fausse. 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Pourtant, malgré ces difficultés, quelque chose de remarquable s'est produit&nbsp;: l'émergence d'une volonté collective, animée par la conviction partagée que nous pouvons faire mieux, que nous devons faire mieux, pour aider les plus vulnérables du monde. Aujourd'hui, nous sommes fiers d'annoncer les résultats de cet effort. Après des mois de négociation, de collaboration et d'engagement sans faille de la part de notre communauté de donateurs, la 21e&nbsp;reconstitution des ressources de l'Association internationale de développement (IDA) a permis de réunir 24&nbsp;milliards de dollars de contributions. Grâce à la puissance inégalée de l'effet de levier de l'IDA, ces 24&nbsp;milliards généreront un total de 100&nbsp;milliards de financements abordables, ce qui constitue la plus importante mobilisation de fonds dans l'histoire de l'IDA. Ce résultat a pu être atteint grâce à la générosité des donateurs, mais aussi au travail que nous avons accompli pour mieux optimiser notre bilan, prendre davantage de risques et augmenter notre capacité d'effet de levier. Ces fonds seront déployés pour soutenir les 78&nbsp;pays qui en ont le plus besoin. Il permettra d'apporter des ressources pour investir dans la santé, l'éducation, les infrastructures et la résilience climatique, de stabiliser les économies, de créer des emplois et de jeter les bases d'un avenir meilleur. Enfin, il donnera aux nations les moyens de faire face à un monde incertain et de libérer tout leur potentiel.Un objectif&nbsp;: des résultats plus rapides et avec plus d'impact Cette reconstitution ne concerne pas seulement les ressources, mais aussi la manière dont nous les mettons en œuvre. Au fil des ans, le cadre opérationnel de l'IDA est devenu de plus en plus complexe, il compte plus de 1&nbsp;100&nbsp;critères et indicateurs différents. Si tout cela partait d'une bonne intention, une telle complexité nous a souvent ralentis et a lourdement pesé sur ceux que nous accompagnons. Au cours de ce cycle de reconstitution, nous avons travaillé en étroite collaboration avec nos partenaires pour rationaliser les opérations de l'IDA et nous avons réduit de moitié le nombre de critères requis, qui se limite désormais à 500. L'IDA sera ainsi plus souple, plus rapide et plus réactive aux besoins de ses clients, avec à la clé moins d'obstacles bureaucratiques et plus de temps consacré à l'obtention de résultats sur le terrain.L'importance de l'IDA Au cours de ses 60&nbsp;ans d'existence, 35&nbsp;pays sont parvenus à se passer du soutien de l'IDA, et beaucoup sont aujourd'hui de généreux donateurs qui contribuent en retour pour que d'autres puissent prospérer. Depuis sa création, l'IDA est un partenaire vital pour les pays les plus pauvres du monde. Elle représente une planche de salut qui apporte ce que peu d'autres peuvent faire&nbsp;: Des financements abordables, sous forme de prêts à taux d'intérêt faible ou nul et de dons, pour des pays dont les possibilités de financement sont limitées. Des compétences inégalées en matière de développement, acquises au fil de décennies d'expérience sur presque tous les points du globe. Le pouvoir de multiplier par 3,5 à 4 chaque dollar versé par les donateurs, transformant ainsi des contributions modestes en investissements qui changent la vie. Ce modèle a permis à l'IDA de mobiliser et de déployer 270&nbsp;milliards de dollars rien qu'au cours de la dernière décennie, dont 179&nbsp;milliards pour l'Afrique. L'IDA est devenue la principale source de financements concessionnels pour l'action climatique, investissant 85&nbsp;milliards de dollars à l'échelle mondiale, dont plus de la moitié est consacrée à l'adaptation de manière à protéger les communautés contre la montée des eaux, construire des écoles résistantes aux fortes chaleurs et veiller à ce que les agriculteurs disposent de semences adaptées aux conditions locales. Sur la même période, ces investissements ont permis d'obtenir des résultats tangibles&nbsp;:900&nbsp;millions de personnes ont bénéficié de services de santé&nbsp;;117&nbsp;millions de personnes ont été raccordées à un réseau électrique fiable&nbsp;;94&nbsp;millions de personnes ont eu accès à de l'eau propre&nbsp;;plus de 18&nbsp;millions d'agriculteurs ont bénéficié de l'aide de technologies essentielles. C'est pourquoi on entend souvent que l'IDA offre «&nbsp;le meilleur retour sur investissement dans le domaine du développement&nbsp;». Ce n'est pas seulement une question de fonds distribués, c'est une question de vies transformées.Le travail va commencer Alors même que nous célébrons ces réalisations et les succès d'aujourd'hui, les défis à venir exigeront encore plus d'attention de notre part. Dans de nombreux pays où l'IDA intervient, les gouvernements sont contraints par une dette grandissante et une marge de manœuvre budgétaire limitée. Pour ces nations, les financements concessionnels de l'IDA sont souvent la seule source viable d'investissement dans des secteurs créateurs d'emplois. Cet aspect est particulièrement crucial à l'heure où une imposante génération de 1,2&nbsp;milliard de jeunes s'apprête à rejoindre le marché du travail. Or selon les projections actuelles, seuls 420&nbsp;millions d'emplois seront créés et près de 800&nbsp;millions de jeunes risquent de se retrouver au chômage, ce qui représente une menace pour la stabilité de la société et la croissance économique. Le Groupe de la Banque mondiale est conscient de ce défi et entend le relever. C'est pourquoi nous nous efforçons de faire en sorte que la création d'emplois ne soit pas un sous-produit de nos projets, mais un de leurs objectifs explicites. Tout au long de l'histoire, l'emploi a été le remède le plus sûr et le plus durable à la pauvreté. Il est synonyme de dignité, d'autonomisation des femmes, d’espoir pour les jeunes générations et de communautés plus fortes. Dans ce contexte, l'IDA n'est pas seulement un instrument financier, c'est un catalyseur de l'emploi. Elle fournit aux pays les ressources nécessaires pour construire des infrastructures, améliorer les systèmes d'éducation et de santé, et favoriser la croissance du secteur privé, autant de facteurs essentiels à la création d'emplois et de perspectives économiques. Notre stratégie en faveur de l'emploi se fonde précisément sur ce lien entre l'expérience du Groupe de la Banque mondiale avec le secteur public et ses financements et sa proximité avec le secteur privé, qui lui permet d’agir sur tout ce spectre en profondeur, avec envergure et à l'échelle mondiale. Il s'agit d'un effort global et d'un changement de paradigme pour l'institution.Une réussite collective Rien de tout cela —&nbsp;le financement ou l'efficacité&nbsp;— n'aurait été possible sans le soutien indéfectible de nos pays donateurs, le plaidoyer de la société civile et la créativité de nos clients. À chacun d'entre vous, nous adressons nos sincères remerciements pour votre confiance, votre collaboration et votre foi en la mission de l'IDA. Ce jour marque une étape importante mais, en quelque sorte, c'est aussi un commencement. Si, ensemble, nous avons prouvé que l'action collective peut donner des résultats extraordinaires, le travail est loin d'être terminé. Continuons à œuvrer ensemble, à investir dans des solutions efficaces, à renforcer les capacités des nations et à construire un monde où chaque personne, où qu'elle soit née, pourra pleinement s'épanouir. Avec toute ma gratitude,  Ajay BangaPrésidentGroupe de la Banque mondiale"},"content_1000":{"cdata!":" L'an dernier, le monde a traversé d'incroyables turbulences, ce fut une période marquée par l'incertitude économique, la hausse des niveaux d'endettement, les chocs climatiques et un besoin toujours plus pressant de développement humain. Pourtant, malgré ces difficultés, quelque chose de remarquable s'est produit&nbsp;: l'émergence d'une volonté collective, animée par la conviction partagée que nous pouvons faire mieux, que nous devons faire mieux, pour aider les plus vulnérables du monde. Aujourd'hui, nous sommes fiers d'annoncer les résultats de cet effort. Après des mois de négociation, de collaboration et d'engagement sans faille de la part de notre communauté de donateurs, la 21e&nbsp;reconstitution des ressources de l'Association internationale de développement (IDA) a permis de réunir 24&nbsp;milliards de dollars de contributions. 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Toute affirmation selon laquelle on ne trouverait pas la trace de ces fonds est tout simplement fausse. La Banque mondiale rend compte de chaque dollar alloué dans la totalité de ses opérations, et tous ses financements font l’objet d’un contrôle rigoureux. Ses états financiers sont soumis à un audit indépendant chaque année et sont mis à la disposition du public. WASHINGTON, 19 novembre 2024—La Banque mondiale a publié la déclaration suivante sur la comptabilisation de son financement de l’action climatique : « Le Groupe de la Banque mondiale est de loin le principal fournisseur de financements climatiques aux pays en développement. L’année dernière, 44 % de nos financements, soit 42,6 milliards de dollars, ont été alloués à l’adaptation au changement climatique et à l’atténuation de ses effets. Ce chiffre représente une hausse de 10 % par rapport à l’exercice précédent et se rapproche des 45 % que nous nous sommes engagés à la COP28 à atteindre d’ici la fin de l’exercice en cours. Lorsqu’elle approuve un projet, la Banque évalue systématiquement si ses activités contribueront à réduire les émissions de gaz à effet de serre ou à remédier directement aux vulnérabilités liées au changement climatique. Nous appliquons une méthodologie rigoureuse commune à toutes les banques multilatérales de développement, consistant à calculer la part de nos financements consacrés à l’action climatique.  Depuis un an et demi, la Banque mondiale s’emploie à devenir plus rapide, plus simple et plus axée sur l’impact. Dans le cadre de cet effort, nous cherchons de nouveaux moyens de renforcer la responsabilisation et la transparence, et de veiller à ce que nos projets soient porteurs d’un réel changement. Notre démarche a été guidée par de nombreuses organisations telles qu’Oxfam et le Center for Global Development, mais beaucoup reste encore à faire. Nos réflexions portent notamment sur la manière de fournir des informations plus claires sur le montant exact des fonds décaissés dans le cadre d’initiatives climatiques. Nous envisageons, entre autres, de calculer et publier le montant des ressources consacrées à l’action climatique à la fin de chaque projet. Nous étudions aussi la possibilité de communiquer le montant des fonds affectés à des composantes spécifiques de nos opérations du secteur public, ce qui permettrait aux groupes externes de mieux comprendre notre méthodologie. Ces aménagements prendront certes du temps, mais ils sont importants pour promouvoir un dialogue fondé sur les faits, et éviter des analyses erronées comme celles du récent rapport d’Oxfam. Contrairement aux conclusions de ce rapport, la Banque mondiale rend compte de chaque dollar alloué et décaisse plus de 95 % des fonds affectés. Lorsqu’une petite partie des fonds alloués n’est pas décaissée, ces ressources sont réaffectées à d’autres besoins de développement. Nos financements font l’objet d’un contrôle rigoureux et d’audits indépendants conformes aux normes internationales qui garantissent que tous les fonds sont utilisés aux fins prévues. »"},"content_1000":{"cdata!":" MISE À JOUR, 3 mars 2025—La Banque mondiale a publié une&nbsp;déclaration démentant les allégations selon lesquelles entre 24 et 41 milliards de dollars de ses financements pour l’action climatique seraient inexplicablement introuvables : Contrairement à certaines allégations, l’absence, dans la Banque mondiale, d’un montant entre 24 et 41 milliards de dollars alloués à l’action climatique n’est pas avérée. Toute affirmation selon laquelle on ne trouverait pas la trace de ces fonds est tout simplement fausse. La Banque mondiale rend compte de chaque dollar alloué dans la totalité de ses opérations, et tous ses financements font l’objet d’un contrôle rigoureux. Ses états financiers sont soumis à un audit indépendant chaque année et sont mis à la disposition du public. 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Nous, les Représentants des pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, des Organisations pastorales, agro-pastorales et agricoles de la région (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Libéria, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Tchad, Togo), nous sommes réunis à Nouakchott, à l’invitation du Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie, du Comité permanent Inter-États de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) et de la Banque mondiale, aux côtés des Commissions de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) dans le cadre du 10ème anniversaire de la Déclaration de Nouakchott de 2013 dite \" Nouakchott +10\". 2. En présence des représentants des Organisations Internationales, des Organisations Régionales, de la recherche scientifique et technique, des Organisations de la Société Civile-OSC, du secteur privé et des Partenaires Techniques et Financiers-PTF, nous nous sommes réunis en Forum du 6 au 8 novembre 2024 avec l’objectif d’évaluer le chemin parcouru depuis l’adoption de la Déclaration de Nouakchott en 2013 et d’identifier les nouveaux défis à relever pour le développement des élevages et la sécurisation des systèmes pastoraux au sein de l’espace régional. 3. Ce Forum a été enrichi par les concertations et travaux préparatoires menés de manière très approfondie par les acteurs de la société civile pastorale et agropastorale de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel ainsi que des projets de recherche et de développement qui ont significativement contribué au bilan de l’opérationnalisation de la Déclaration adoptée à Nouakchott en 2013, et mis en lumière les enjeux et défis persistants ou émergents dans le secteur de l’élevage et du pastoralisme, en vue d’alimenter cette nouvelle Déclaration au cours de ce Forum de haut niveau \"Nouakchott +10\". CONSIDÉRANT LE CHEMIN IMPORTANT PARCOURU, NOUS, PARTICIPANTS : 4. Saluons les progrès accomplis dans l’amélioration de la prise en compte du pastoralisme dans les politiques publiques et les stratégies de coopération, résultant du premier Forum de Haut Niveau de Nouakchott sur le Pastoralisme au Sahel, organisé en octobre 2013, dans le sillage du colloque de N’Djaména en mai 2013. Au cours des dix dernières années, cet appel a suscité un regain d'intérêt très marqué des institutions nationales et régionales et de leurs partenaires au développement pour la sécurisation du pastoralisme. De nombreux projets régionaux ou nationaux ont ainsi vu le jour en s’inscrivant dans la mise en oeuvre de ces engagements. 5. Dans ce contexte, les nombreux investissements réalisés ont été destinés entre autres à : (i) améliorer l’accès des éleveurs aux services de santé animale ; (ii) sécuriser des aires de pâturage, des pistes de transhumance, l’accès à l’eau pour les troupeaux ; (iii) faciliter le commerce du bétail ; (iv) développer des cultures fourragères ; (v) mettre en place des activités de transformation et de valorisation des produits pastoraux ; (vi) renforcer la réponse aux crises pastorales ; (vii) renforcer les dispositifs de gestion des conflits ; et (viii) renforcer les capacités d’intervention des organisations pastorales. 6. Dix ans après cet engagement pris au plus haut niveau pour soutenir le pastoralisme, de nombreux acquis ont été obtenus avec des impacts positifs notables pour les populations pastorales et agropastorales dans les domaines de la santé animale, de la gestion durable des ressources naturelles, du développement des chaînes de valeur du bétail et des infrastructures de production et de commercialisation, de l’inclusion sociale et économique des pasteurs vulnérables notamment les femmes et les jeunes, du renforcement des institutions en charge de l’élevage, et la bonne gouvernance des ressources partagées. 7. Des acquis importants ont aussi été enregistrés dans la coopération transfrontalière entre pays côtiers et pays sahéliens, permettant de placer la transhumance et le commerce du bétail au coeur des échanges entre communautés et pays. Un processus de dialogue multi-acteurs de haut niveau sur la transhumance apaisée a été instauré à l’échelle régionale pour analyser les conditions de la transhumance et faciliter son organisation. Cette dynamique a été renforcée notamment par l’organisation des semaines pastorales, facilitant la coopération transfrontalière. Des instruments ont également été conçus et deviennent opérationnels, comme l’Observatoire régional des Systèmes d’Elevage Mobile en Afrique de l’Ouest et au Sahel (OSEMAOS) destinés à produire des informations fiables et actualisées d’aide à la prise de décisions éclairées d’ordre politique, économique et social sur le pastoralisme et la transhumance. 8. Parmi les acquis résultants des engagements de N’Djaména, une stratégie régionale à long terme de développement des élevages et de sécurisation des systèmes pastoraux en Afrique de l’Ouest et au Sahel a été élaborée et validée sur la base d’une vision partagée. Issue d’un dialogue approfondi avec toutes les parties prenantes, incluant l’ensemble des acteurs concernés par l’élevage, cette stratégie s’emploie à une transformation maîtrisée des systèmes d’élevages pastoraux et agro-pastoraux, intégrant la mobilité du cheptel. CONSIDÉRANT TOUTEFOIS QU’EN DEPIT DE CES PROGRES TANGIBLES, QUE LES CONTRAINTES LIEES AU DEVELOPPEMENT PASTORAL SE SONT AGRAVEES, NOTAMMENT : 9. La pression foncière croissante liée aux facteurs démographiques et aux changements climatiques dans les espaces ruraux, pastoraux et agro-pastoraux. 10. La persistance voire l’extension des grandes pathologies animales dans les zones pastorales et agropastorales. 11. Le contexte sécuritaire tendu dans toute la région auquel se sont ajoutés les défis liés au COVID 19 et les répercussions de la guerre russo-ukrainienne. 12. La fragilisation du principe de la libre circulation des biens et services définie dans le cadre des organisations d’intégration sous-régionale et qui devait jouer un rôle clé dans la mise en oeuvre de la Déclaration de Nouakchott de 2013. 13. Ces différentes menaces sanitaires et sécuritaires régionales et mondiales ont conduit plusieurs pays de la région de l’Afrique de l’Ouest, du Sahel et de l’Afrique Centrale à prendre des mesures de restriction de la transhumance, avec des conséquences environnementales et socio-économiques considérables de part et d’autre des frontières concernées. TENANT COMPTE DE CE QUI PRECEDE, NOUS, PARTICIPANTS, AFFIRMONS UNANIMEMENT, QUE : 14. Les systèmes d’élevage pastoraux et agropastoraux constituent un maillon essentiel des systèmes alimentaires et un facteur fondamental d’intégration entre pays sahéliens et pays côtiers, ainsi que certains pays d’Afrique centrale à travers la production de viande, de lait et des cuirs et peaux. Ils sont aussi porteurs de services multiples, en intégrant des dimensions clés telles que l’adaptation au changement climatique, la transition écologique et la protection de la biodiversité, ainsi que la coopération sur la recherche scientifique. 15. Il est nécessaire de renforcer les synergies et la coordination des politiques et stratégies, notamment en prenant en compte les besoins des pays côtiers et de certains pays de l’Afrique Centrale (République Centrafricaine, Cameroun, République Démocratique du Congo) dans le développement, et en favorisant la complémentarité entre les systèmes d’élevages sédentaires et les systèmes mobiles pour une gestion apaisée des territoires. 16. La mobilité du cheptel (transhumance, commercialisation) demeure une nécessité qui requiert la coopération et la coordination entre les Etats. 17. La coopération transfrontalière constitue une pierre angulaire de la prise en charge des défis liés à l’insécurité, à l’économie pastorale et aux dynamiques de déplacement entre les pays du Sahel et les pays côtiers. La mise en place dans les territoires concernés de mécanismes idoines (organes de gouvernance transfrontaliers, plans d’actions transfrontaliers communs) tenant compte des enjeux sécuritaires, économiques, écologiques, culturels et sociologiques, constitue une priorité essentielle pour y promouvoir un pastoralisme apaisé. 18. Dans leurs efforts de développement des échanges transfrontaliers et de maîtrise des flux, les pays doivent renforcer leurs investissements structurants dans les zones de départ et les zones d’accueil. 19. La prise en compte de la santé animale dans les politiques publiques est cruciale pour maitriser les maladies qui affectent les troupeaux et qui, indirectement, affaiblissent l’économie pastorale et agropastorale ainsi que la sécurité alimentaire des populations locales. Le renforcement des services vétérinaires et l’amélioration de l’accès aux soins de qualité pour le bétail constituent des priorités. 20. L’identification harmonisée des animaux et la traçabilité des produits d’origine animale sont indispensables pour soutenir durablement l’économie pastorale et renforcer la résilience des pasteurs et agro-pasteurs. 21. Les complémentarités et les synergies entre les activités des agriculteurs, agro-pasteurs et pasteurs au niveau des territoires, doivent être mieux affirmées et valorisées face aux enjeux de pression foncière en renforçant les apports spécifiques de chaque système de production à l’économie locale. 22. Les initiatives contribuant au renforcement des liens sociaux et économiques entre agriculteurs et éleveurs doivent être promues, territoire par territoire, et des mécanismes et outils de préservation de leurs droits coconstruits et mis à disposition des agriculteurs et des éleveurs pour renforcer la cohésion sociale et réduire de manière significative les conflits d’usage sur les ressources naturelles. 23. La consolidation de la citoyenneté des éleveurs (pasteurs et agro-pasteurs), la revalorisation et la reconnaissance de leur métier, ainsi que la prise en compte de leurs besoins nécessitent des mesures inclusives et concrètes de protection sociale, d’éducation et de formation adaptés aux enfants et aux jeunesses pastorales. 24. L’amélioration du fonctionnement des instances politiques de gouvernance du foncier et la mise en oeuvre d’outils de sécurisation juridique du foncier agro-pastoral sont nécessaires pour une gestion apaisée des ressources naturelles. 25. L’aménagement et la sécurisation des aires de pâturages et des infrastructures pastorales doivent constituer une priorité et résulter d’une concertation territoriale et transfrontalière inclusive. 26. Les chaînes de valeur des systèmes pastoraux et agro-pastoraux étant au coeur de l’économie des territoires, leur contribution à la création d’emplois décents et de revenus pour les jeunes (hommes et femmes) doit être renforcée par des services de formation et de conseils, et des financements publics et privés appropriés. 27. Il est crucial de poursuivre les efforts de soutien à l’émergence d’un secteur privé fort favorisant l’intégration des systèmes agro-pastoraux dans des chaînes de valeur sous-régionales, de structurer les filières de production de lait et de viande, de moderniser les circuits de distribution et de garantir la sécurité sanitaire de ces produits, en vue de satisfaire la demande croissante et les exigences des consommateurs en produits animaux et d’origine animale, et réduire la dépendance aux importations. 28. La coopération entre les Etats eux-mêmes et les organisations inter-gouvernementales de l’Afrique de l’Ouest et du Centre doit être renforcée pour développer plus de synergie d’actions, de politiques et de réglementations du secteur de l’élevage, de l’agriculture et de l’environnement. AUSSI, NOUS, PARTICIPANTS AU FORUM DE NOUAKCHOTT +10, LANÇONS UN APPEL : 29. Aux Etats et aux populations, à mutualiser leurs efforts dans un esprit de coopération et d’intégration régionale, de solidarité, de tolérance et de partage pour construire ensemble la paix et le développement des territoires ruraux, pastoraux et agro-pastoraux, en valorisant les différents systèmes d’élevage et en renforçant la complémentarité entre agriculture et élevage qui constituent un socle pour le développement inclusif et durable de nos économies, indispensable pour la réduction de la pauvreté dans nos pays. 30. A toutes les parties prenantes (Etats, OIG, OPR, ONG, OSC, populations, PTF,…) à mettre en oeuvre des programmes d’opérationnalisation de la stratégie régionale pour le développement des élevages et la sécurisation des systèmes pastoraux en Afrique de l’Ouest et au Sahel, adoptée en 2024. UNANIMEMENT, NOUS NOUS ENGAGEONS A : 31. Co-concevoir et à mettre en oeuvre des programmes régionaux et nationaux ambitieux, fédérateurs et inclusifs, d’appui au pastoralisme et à l’agropastoralisme intégrant les projets et initiatives de tous les acteurs engagés, couvrant les pays sahéliens et côtiers ainsi que certains pays de l’Afrique Centrale, dans une approche de maîtrise de la transhumance et du commerce du bétail et de développement des chaînes de valeurs associées. 32. OEuvrer pour que ces programmes s’inscrivent dans les axes essentiels :Valoriser le potentiel économique et la contribution à la souveraineté alimentaire des systèmes et filières d’élevage ;Améliorer la gouvernance des territoires et des ressources naturelles essentielles à la production et à la résilience des systèmes d’élevage ;Promouvoir « Une seule santé » pour améliorer la santé animale et minimiser l’impact des maladies animales sur la productivité animale et la santé publique ;Développer un environnement favorable aux investissements publics et privés dans les élevages. SPECIFIQUEMENT : 33. Les Etats de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel s’engagent à : (i) apporter le soutien politique requis et mobiliser des ressources financières et humaines conséquentes, internes et externes pour soutenir l’opérationnalisation de cette Déclaration ; (ii) renforcer des dialogues inclusifs nationaux et transfrontaliers sur l’amélioration de la gouvernance des ressources agro-pastorales et le renforcement des complémentarités entre agriculture et élevage au bénéfice des économies locales, de la paix et de la sécurité dans les territoires. 34. Les Etats d’Afrique de l’Ouest et du Sahel présents au Forum affirment leur détermination à mobiliser les investisseurs privés à s’engager dans le développement des chaînes de valeurs animales, notamment dans les segments de l’approvisionnement en aliment de bétail, inclus le fourrage, ainsi que de la production de viande, des cuirs et peaux, de la collecte et de la transformation du lait local. 35. Les Etats d’Afrique de l’Ouest et du Sahel prennent l’engagement d’exhorter les partenaires techniques et financiers à apporter un soutien conséquent pour la mise en oeuvre des priorités nationales et régionales, de façon harmonisée et alignée, en complémentarité avec les budgets nationaux des différents pays concernés. 36. Les Etats d’Afrique de l’Ouest et du Sahel engagent les structures nationales et régionales de recherche et les systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA) de la région à soutenir la mise en oeuvre de cette Déclaration, en intensifiant leur investissement dans la recherche et l'enseignement sur le pastoralisme notamment dans la production d’innovations à co-construire avec les acteurs et qui vont permettre au pastoralisme de s'adapter et faire face aux défis climatiques croissants. 37. Les collectivités (Communes, Régions, Etats Fédéraux, Provinces) prennent l’engagement d’appliquer des démarches de coopération transfrontalière et d’impulser de façon vigoureuse la mise en oeuvre de leur plan d’actions en mobilisant les différents acteurs publics, professionnels et privés de l’élevage et de l’agriculture de ces territoires. 38. Les organisations et associations d’éleveurs et d’agriculteurs proclament leur volonté de renforcer leur rôle dans la mise en oeuvre des services destinés à leurs membres, dans la facilitation d’un dialogue multi-acteurs pour la refondation du pacte social entre les communautés et dans l’élaboration, la mise en oeuvre et le suivi des politiques publiques. 39. Les organisations professionnelles régionales (OPR) et leurs organisations membres s’engagent à prendre pleinement part à la préparation et à la mise en oeuvre de cette Déclaration Nouakchott+10 en mettant à disposition leur expérience et leur réseau d’organisations de base dans les territoires concernés. 40. Les partenaires au développement prennent l’engagement de renforcer et de mettre en synergie leur soutien technique et financier pour assurer la mise en oeuvre coordonnée de la nouvelle Déclaration sur le développement des élevages et la sécurisation des systèmes pastoraux en Afrique de l’Ouest et au Sahel. 41. Dans la mise en oeuvre de son chantier de réforme issu du processus d’évolution, la Banque mondiale s’engage à user de sa capacité de mobilisation globale, pour promouvoir cette Déclaration qui est en phase avec ses priorités stratégiques, notamment en matière de sécurité alimentaire, de mitigation, d’adaptation et de résilience au climat. Ces efforts seront poursuivis dans l’esprit de partenariat avec les autres acteurs internationaux tels que les banques de développement, les partenaires bilatéraux et multilatéraux, les Nations unies, les organisations régionales et sous-régionales. 42. Toutes les parties prenantes s’engagent également à renforcer la sensibilisation des acteurs à tous les niveaux, afin de déconstruire les perceptions erronées sur le pastoralisme. 43. L’ensemble des acteurs cités s’engage à oeuvrer de manière collaborative pour intégrer toutes les actions ci-dessus mentionnées dans une approche résolue de renforcement de la résilience et d’adaptation aux changements climatiques, et à oeuvrer sans relâche à identifier les meilleures pratiques et innovations afin de soutenir des systèmes d’élevage contribuant à la séquestration de carbone. Les participants au Forum de Nouachott+10 demandent au Président en Exercice du CILSS de porter cette Déclaration auprès de ses pairs. Nouakchott, le 08 Novembre 2024"},"content_1000":{"cdata!":" 1. Nous, les Représentants des pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, des Organisations pastorales, agro-pastorales et agricoles de la région (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Libéria, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Tchad, Togo), nous sommes réunis à Nouakchott, à l’invitation du Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie, du Comité permanent Inter-États de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) et de la Banque mondiale, aux côtés des Commissions de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) dans le cadre du 10ème anniversaire de la Déclaration de Nouakchott de 2013 dite \" Nouakchott +10\". 2. 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Cette entité prétend recruter des entreprises locales pour un projet de « construction de dix écoles par province », faussement associé à des financements de la Banque mondiale. Les auteurs de ces pratiques utilisent une variété de canaux de communication, incluant les médiaux locaux et les réseaux sociaux, pour diffuser leurs messages et extorquer de l’argent à des organisations sans méfiance. La Banque mondiale n’est impliquée dans aucun « Programme Panafricain des Investissements » en République Démocratique du Congo. La Banque mondiale ne sollicite jamais de contribution financière ou de frais de participation pour soumissionner à des appels d’offre de la part d’individus ou d’entreprises pour les projets qu’elle soutient. Nous tenons à mettre en garde le public et les entreprises contre ces sollicitations et d’autres similaires qui prétendent faussement être affiliées à la Banque mondiale.&nbsp; Contacts médias : A Washington D.C. - Aude Rabault,&nbsp;arabault@worldbankgroup.org&nbsp; A Kinshasa -&nbsp;Boris Luviya,&nbsp;bluviya@worldbankgroup.org"},"content_1000":{"cdata!":" KINSHASA, 30 août 2024 : Suite à des rapports récents associant une entité se faisant appeler « Programme Panafricain des Investissements » et la Banque mondiale en République Démocratique du Congo, la Banque mondiale souhaite alerter le grand public sur des tentatives d’escroquerie en cours. Cette entité prétend recruter des entreprises locales pour un projet de « construction de dix écoles par province », faussement associé à des financements de la Banque mondiale. Les auteurs de ces pratiques utilisent une variété de canaux de communication, incluant les médiaux locaux et les réseaux sociaux, pour diffuser leurs messages et extorquer de l’argent à des organisations sans méfiance. La Banque mondiale n’est impliquée dans aucun « Programme Panafricain des Investissements » en République Démocratique du Congo. 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La dernière édition du rapport de suivi de la situation économique en Iran (disponible en anglais sous le titre Iran Economic Monitor - Spring 2024) a été publiée le 10 juillet 2024 et repose sur un exercice de modélisation réalisé à la fin du mois de mai 2024. Ce rapport traite essentiellement des perspectives économiques de l’Iran et des principales évolutions et politiques économiques à plus long terme et dans un cadre mondial. Une partie du rapport examine les répercussions potentielles d’un élargissement du conflit au Moyen-Orient sur l’économie iranienne, à l’instar des analyses conduites par la Banque mondiale pour les autres pays de la région et pour la région dans son ensemble.&nbsp;  La Banque mondiale publie l’Iran Economic Monitor depuis avril 2016. 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Le Sahel est l’une des régions les plus jeunes au monde. Avec plus de 58 millions d’habitants de moins de 25&nbsp;ans, la région peut mettre à profit le talent de sa jeunesse extraordinairement dynamique. Pourtant, la région est confrontée à une crise de l’apprentissage aggravée par les capacités limitées des États et la persistance de conflits et violences qui perturbent gravement la prestation de services d’éducation et d’autres services essentiels. Dans la région, près de 40 % des enfants en âge de fréquenter le primaire ne sont pas scolarisés. Plus de 11&nbsp;000&nbsp;écoles ont fermé en raison de conflits ou de menaces directes contre le personnel éducatif. La qualité de l’éducation est également affectée. À la fin du primaire, près de 90&nbsp;% des enfants ne savent pas lire et comprendre une phrase adaptée à leur âge, ce qui met en évidence un grave manque en matière d’alphabétisation et de calcul de base. De ce fait, sur les 1,4 million de jeunes qui arrivent chaque année sur le marché du travail au Sahel, nombreux sont ceux qui ne possèdent pas les compétences requises. Nous devons agir maintenant. Les investissements dans l’éducation et la formation professionnelle sont essentiels pour équiper la jeune population du Sahel, en pleine expansion, pour le marché du travail de demain, ce qui pourrait générer des dividendes démographiques importants pour le développement de la région. La Banque mondiale et l’Allemagne ont décidé d’unir leurs forces pour résoudre la crise de l’apprentissage au Sahel et promouvoir de meilleures opportunités pour les jeunes. Cette nouvelle initiative phare Alliance-Sahel aidera à : i) élargir l’accès à une éducation de qualité pour les jeunes, en mettant l’accent sur les filles, les réfugiés, les déplacés internes et les enfants nomades ; ii) augmenter le nombre d’éducateurs et de professionnels formés dans les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STIM) ; iii) renforcer les systèmes éducatifs sahéliens et améliorer la collaboration régionale dans le secteur de l’éducation. Cette initiative conjointe s’articule autour de trois grandes priorités :Construire des parcours flexibles et résilients pour les jeunes : l’initiative soutiendra le développement du programme école ouverte au Sahel afin d’améliorer l’accès à une éducation et à une formation de qualité pour les nomades, les travailleurs frontaliers, les personnes déplacées, les réfugiés, les jeunes ayant des besoins spéciaux et d’autres enfants non scolarisés. Il s’agit d’un modèle d’éducation alternatif, flexible et résilient qui garantit la continuité de la scolarité et de l’apprentissage au-delà des frontières et offre des passerelles supplémentaires vers l’éducation formelle grâce à la formation professionnelle et technique. Le programme ciblera deux millions d’enfants non scolarisés, en particulier les filles âgées de 12 à 16 ans.Former des spécialistes en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM) par l’intermédiaire des Centres d’excellence africains (CEA) : en collaboration avec les centres d’excellence africains existants, cette initiative permettra d’offrir des services d’enseignement supérieur aux étudiants des cinq pays du Sahel afin de préparer la prochaine génération d’enseignants, de formateurs et de travailleurs dans les secteurs clés de la croissance.Accélérer les réformes de l’éducation et renforcer la coopération régionale : en réponse aux nombreux défis éducatifs auxquels la région du Sahel est confrontée, l’engagement conjoint aidera à créer et à rendre opérationnel un institut régional du Sahel. Cet institut combinera la recherche appliquée, la formation professionnelle, le conseil en matière de politiques et le partage des connaissances. Il aidera les pays à adopter des réformes de l’éducation à fort impact. L’initiative bénéficiera directement à un ensemble important de planificateurs et de gestionnaires de l’éducation dans l’ensemble des systèmes éducatifs sahéliens. Plus important encore, elle aura un impact sur des millions d’élèves sahéliens qui bénéficieront de meilleures opportunités de scolarisation et d’apprentissage. À l’heure actuelle, le portefeuille de la Banque mondiale à l’appui des opportunités d’éducation au Sahel est important et comprend 1&nbsp;635&nbsp;millions de dollars de projets nationaux et régionaux spécifiquement destinés à combler les principales lacunes dans les secteurs de l’éducation, et du développement des compétences. Cette collaboration s’appuie également sur le Livre blanc sur l’éducation au Sahel, une analyse exhaustive du secteur de l’éducation au Sahel et la Stratégie régionale de l’éducation pour l’Afrique de l’Ouest et centrale. L’Allemagne soutient l’éducation de base par le biais de fonds multilatéraux tels que L’éducation ne peut pas attendre (ECW) et le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE). Depuis 2017, l’Allemagne a versé 328,8&nbsp;millions d’euros à l’ECW, dont elle est le principal bailleur. Avec une contribution de 321&nbsp;millions d’euros pour la période 2021-2026, l’Allemagne est le quatrième bailleur de fonds du GPE dans sa phase stratégique actuelle (2021-2025). Pour traduire cette collaboration dans les faits, la Banque mondiale, avec le soutien de l’Allemagne, a entrepris de mettre en place un nouveau Fonds pour les pays du Sahel et du littoral ouest-africain (SAWACC). Ce fonds s’emploiera à résoudre la crise de l’apprentissage dans la région et à faire avancer l’initiative conjointe sur l’éducation et le développement des compétences. Il fournira également une plateforme de financement aux membres de l’Alliance Sahel et à d’autres partenaires pour répondre à certaines des priorités les plus urgentes et s’attaquer aux causes profondes des conflits et de la fragilité, ainsi que construire des voies vers la résilience pour le Sahel et les pays côtiers voisins. L’Allemagne et la Banque mondiale invitent d’autres partenaires à rejoindre cette plateforme de financement afin d'en renforcer l'impact à grande échelle. Des actions sont déjà en cours pour résoudre la crise de l’apprentissage au Sahel, mais des efforts plus concertés sont nécessaires pour promouvoir un avenir meilleur pour la jeunesse sahélienne. L’éducation est la clé de voûte du développement. C’est un moteur essentiel du capital humain, de la stabilité, de la cohésion sociale et de la paix. Nous sommes déterminés à travailler ensemble pour aider à réaliser les espoirs, les rêves et les aspirations des jeunes du Sahel."},"content_1000":{"cdata!":" BERLIN, WASHINGTON, 15 juillet 2024 - La ministre fédérale allemande de la Coopération économique et du Développement, Svenja Schulze, et le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, sont convenus de renforcer le partenariat dans le cadre d’une initiative conjointe pour soutenir l’éducation et le développement des compétences au Sahel. Le Sahel est l’une des régions les plus jeunes au monde. Avec plus de 58 millions d’habitants de moins de 25&nbsp;ans, la région peut mettre à profit le talent de sa jeunesse extraordinairement dynamique. Pourtant, la région est confrontée à une crise de l’apprentissage aggravée par les capacités limitées des États et la persistance de conflits et violences qui perturbent gravement la prestation de services d’éducation et d’autres services essentiels. Dans la région, près de 40 % des enfants en âge de fréquenter le primaire ne sont pas scolarisés. 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Selon les conclusions du dernier rapport (a) du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), une initiative dont la Banque mondiale est partenaire, 96 % de la population gazaouie, soit environ 2,15 millions de personnes, est confrontée à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë. Environ 495 000 personnes se trouvent dans une situation d’insécurité alimentaire catastrophique et la menace de la famine continue de planer sur l’ensemble de la bande de Gaza. L’insécurité alimentaire dans les gouvernorats du sud s’est accrue depuis le précédent rapport de l’IPC. La gravité de la situation rappelle une fois de plus l’urgence de faire parvenir de la nourriture et des fournitures essentielles à tous les habitants de Gaza. 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Nicolas Peltier-Thiberge, Directeur Global des Transports. Cette rencontre stratégique a été marquée par des discussions approfondies sur le renforcement du partenariat entre Djibouti et la Banque Mondiale. Un point essentiel de ces échanges a été la situation du Port de Djibouti, notamment son classement dans l'Indice de Performance des Ports à Conteneurs (IPPC), établi annuellement par la Banque mondiale et S&P Global Market Intelligence pour mesurer le temps passé par les navires dans les ports. Lors des discussions, des préoccupations légitimes ont été exprimées concernant l'interprétation du recul du Port de Djibouti dans ce classement. Cette baisse semble résulter, pour une large part, de facteurs externes indépendants du port, et pourrait être liée par exemple à la situation sécuritaire dans la Mer Rouge et aux procédures exceptionnelles et additionnelles de vérification, d’inspection et d’autorisation requises pour les cargaisons à destination du Yémen, lesquelles ont été renforcées à partir de Septembre 2023. Cette baisse doit par conséquent être interprétée avec prudence, s’agissant de la performance du port de Djibouti. La délégation de la Banque Mondiale a également eu l'opportunité de visiter les installations de manutention de conteneurs au Port de Djibouti et de rencontrer des responsables locaux pour une meilleure compréhension des opérations portuaires. Le Port de Djibouti reste un pilier logistique incontournable en Afrique, jouant un rôle central dans le développement économique régional. En dépit des perturbations en 2023, le Port a vu une augmentation significative du trafic de conteneurs au second semestre de l'année, renforçant ainsi sa position de choix pour les grandes compagnies maritimes de la région. La Banque mondiale réaffirme son engagement à soutenir le Port de Djibouti, connu pour sa performance et son importance pour le commerce mondial et la connectivité avec le continent africain. Ce partenariat vise à soutenir les priorités de Djibouti en matière de croissance inclusive, d'emploi, de développement du capital humain, et de connectivité régionale à travers des initiatives d'amélioration des infrastructures et de promotion des corridors économiques. La délégation de la Banque mondiale poursuivra ses échanges techniques avec les autorités djiboutiennes au cours des prochains jours pour renforcer la coopération et soutenir le développement durable de Djibouti."},"content_1000":{"cdata!":" Mardi 18 juin, une délégation gouvernementale de haut niveau constituée des Ministres de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, des Infrastructures et de l'Équipement, du Commerce et du Tourisme, du Budget, ainsi que le Président de l’Autorité Portuaire et des Zones Franches de Djibouti a reçu une délégation de la Banque Mondiale, dirigée par M. Nicolas Peltier-Thiberge, Directeur Global des Transports. Cette rencontre stratégique a été marquée par des discussions approfondies sur le renforcement du partenariat entre Djibouti et la Banque Mondiale. 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Comme toutes opérations à l’appui des politiques de développement, ces ressources ont été décaissées une fois que les actions de réformes préalablement convenues ont été réalisées de manière satisfaisante. A la différence des projets d’investissement financés par la Banque mondiale et pour lesquels les ressources sont dédiées à des utilisations spécifiques, les ressources de l’appui budgétaires sont décaissées directement au trésor public et sont donc entièrement fongibles avec le budget de l’état. En savoir plus&nbsp;: Opérations à l’appui des politiques de développement (en anglais)"},"content_1000":{"cdata!":" La Banque mondiale a récemment financé deux opérations à l’appui des politiques de développement (DPO) en République démocratique du Congo pour 250 millions de dollars en juin 2022 et 500 millions de dollars en mars 2023. 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Nous nous joignons à la communauté internationale pour appeler à fournir rapidement, à grande échelle et par tous les moyens disponibles, un accès immédiat, gratuit et sans entrave aux fournitures médicales, à la nourriture et aux services essentiels à la population de Gaza.&nbsp;» À propos de la réponse du Groupe de la Banque mondiale à Gaza En décembre 2023, le conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé un engagement de 35 millions de dollars en faveur des partenaires de développement opérant à Gaza, notamment l'UNICEF, le Programme alimentaire mondial (PAM) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Cela comprend une enveloppe de 10 millions de dollars versée au PAM pour acquérir des colis de nourriture et des bons d'achat destinés à atteindre environ 377 000 personnes. 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La table ronde était l’occasion pour les gouverneurs du Groupe de la Banque mondiale de discuter sur la façon, (i) de progresser sur des priorités ambitieuses pour le développement de la région, (ii) dont l'évolution en cours du Groupe de la Banque mondiale (GBM) pourrait contribuer à accélérer ces progrès, et (iii) dont les gouverneurs peuvent s'engager et soutenir un ensemble ambitieux de financements et de politiques pour IDA21."},"keywd":"organization:World Bank,regions:Africa","lang":{"0":{"cdata!":"français"}},"admreg":{"0":{"cdata!":"Afrique"}},"title":{"cdata!":"Table ronde d'Abuja pour la transformation économique en Afrique de l'Ouest et du Centre"},"unit":"World Bank","cqpath":"/content/wb-home/fr/news/statement/2024/02/09/abuja-roundtable-for-economic-transformation-in-west-and-central-africa-declaration","lnchdt":"2024-02-09T18:51:00Z","regionname":"Africa","wcmsource":"cq5","conttype":{"0":{"cdata!":"Déclaration"}},"content":{"cdata!":" Publiée par : Wale Edun, OFR, ministre des Finances et ministre coordinateur de l'économie, Nigeria, et président du Forum des gouverneurs africains de la Banque mondiale, et Ousmane Diagana, vice-président pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, Banque mondiale. A.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Introduction 1. La table ronde pour la transformation économique en Afrique de l'Ouest et du Centre s'est tenue le jeudi 8 février 2024 à Abuja, au Nigeria. Elle était organisée conjointement par le gouvernement du Nigeria et la Banque mondiale. La table ronde était l’occasion pour les gouverneurs du Groupe de la Banque mondiale de discuter sur la façon, (i) de progresser sur des priorités ambitieuses pour le développement de la région, (ii) dont l'évolution en cours du Groupe de la Banque mondiale (GBM) pourrait contribuer à accélérer ces progrès, et (iii) dont les gouverneurs peuvent s'engager et soutenir un ensemble ambitieux de financements et de politiques pour IDA21. 2. Des représentants du Bénin, du Cabo Verde, du Tchad, du Ghana, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Nigeria, du Sénégal, de la Sierra Leone, de la Mauritanie et du Togo ont participé à la table ronde. Elle était coprésidée et animée par S.E. M. Wale Edun, ministre des Finances et ministre coordinateur de l'économie du Nigeria et président du Forum des gouverneurs africains de la Banque mondiale, et M. Ousmane Diagana, vice-président régional de la Banque mondiale pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre. Mme Anna Bjerde, directrice générale des opérations de la Banque mondiale, était présente et a prononcé le discours d'ouverture. B.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Délibérations et engagements 3. Alors que les pays africains sont aux prises avec un ensemble de crises interdépendantes, la transformation économique du continent est réalisable, mais nécessitera l’adaptation des opportunités aux priorités clés du développement. Le GBM est un partenaire clé dans cette entreprise et sa transformation en cours renforcera sa capacité à soutenir les populations d'Afrique de l'Ouest et du Centre. 4. La table ronde a discuté et réaffirmé les priorités clés pour la région, notamment l'amélioration du capital humain, la création d'emplois grâce au développement du secteur privé, la sécurité alimentaire et la nécessité de renforcer l'inclusion financière et d'étendre les filets sociaux. L'importance du soutien budgétaire pour stabiliser la macroéconomie et créer un espace fiscal pour les investissements a été soulignée, ainsi que la nécessité pour les gouvernements d'intensifier leurs efforts et renforcer la génération de revenus nationaux. Les participants ont également reconnu les efforts déployés par le GBM pour demeurer engagé durant les crises. 5. La table ronde a souligné le besoin crucial d'investir dans des infrastructures résilientes dans&nbsp;la région. L'accélération de l'accès à l'électricité, de la numérisation et de la connectivité des transports favorisera la croissance, augmentera l'inclusion sociale et consolidera la stabilité fiscale. Les participants ont reconnu la nécessité d'un leadership national fort et d'investissements importants, principalement par la mobilisation du financement du secteur privé. 6. Les participants ont également échangé sur les bénéfices de l'intégration financière. La discussion s'est concentrée sur la nécessité d'harmoniser les réformes et les systèmes dans les États membres. Pour y parvenir, des engagements politiques soutenus et des investissements dans la capacité des organismes régionaux seront nécessaires. C.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Résultats 7. Un consensus s'est dégagé sur le fait que les pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre peuvent réaliser et maintenir des gains de développement améliorant de façon tangible la vie de leurs citoyens grâce à des approches stratégiques pour une croissance durable, la création d'emplois, la mobilisation du secteur privé et la transformation économique. Le processus d'évolution du GBM s'aligne pleinement sur cette ambition, et il sera essentiel d'amplifier la voix des pays africains dans ce processus pour garantir les progrès accélérés de ces priorités. &nbsp; 8. L'IDA est la principale source de financement du développement pour les pays d'Afrique et offre un soutien essentiel à l'adaptation climatique, la prévention des conflits et la mobilisation du secteur privé. La poursuite d'un IDA puissant est impératif pour atteindre les aspirations régionales en matière de développement, et la table ronde a convenu de travailler conjointement par l'intermédiaire du caucus africain pour une reconstitution substantielle de l'IDA21. D.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Conclusion 9. L’importance de cette table ronde a été soulignée par la présence de nombreux ministres africains des finances, qui se sont concentrés sur un ensemble de questions essentielles pour le développement durable en Afrique. L'unité et l'engagement démontrés ici sont révélateurs d'une vision partagée de la prospérité en Afrique de l'Ouest et du Centre, les participants étant désireux de poursuivre ce dialogue et cette collaboration afin d’améliorer la vie des citoyens de la région. 10. La table ronde a établi de solides bases pour le prochain sommet annuel des ministres africains des Finances à Abuja. Une réunion de suivi sera organisée le 26 février entre les gouvernements participants afin de convenir des étapes suivantes.Contacts:À&nbsp;Washington :&nbsp;Caitlin Denise Berczik, (202) 458-9351, cberczik@worldbankgroup.orgÀ&nbsp;Abuja :&nbsp;Mansir Nasir, +234 705-919-8999,&nbsp;mnasir2@worldbank.orgLien utile:La Banque mondiale en Afrique de l'Ouest et du centre"},"content_1000":{"cdata!":" Publiée par : Wale Edun, OFR, ministre des Finances et ministre coordinateur de l'économie, Nigeria, et président du Forum des gouverneurs africains de la Banque mondiale, et Ousmane Diagana, vice-président pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, Banque mondiale. A.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Introduction 1. La table ronde pour la transformation économique en Afrique de l'Ouest et du Centre s'est tenue le jeudi 8 février 2024 à Abuja, au Nigeria. Elle était organisée conjointement par le gouvernement du Nigeria et la Banque mondiale. La table ronde était l’occasion pour les gouverneurs du Groupe de la Banque mondiale de discuter sur la façon, (i) de progresser sur des priorités ambitieuses pour le développement de la région, (ii) dont l'évolution en cours du Groupe de la Banque mondiale (GBM) pourrait contribuer à accélérer ces progrès, et (iii) dont les gouverneurs peuvent s'engager et soutenir un ensemble ambitieux de financements et de politiques pour IDA21. 2. 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Ajay Banga, président de la Banque mondiale, Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, et Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’Économie et des Finances du Royaume du Maroc, ont fait aujourd’hui la déclaration suivante&nbsp;: «&nbsp;Depuis le séisme dévastateur survenu le 8 septembre au Maroc, les services de la Banque mondiale et du FMI ont mené, en étroite coordination avec les autorités marocaines et une équipe d’experts, une évaluation approfondie de la capacité de Marrakech à accueillir les Assemblées annuelles 2023. Cette évaluation a principalement consisté à veiller à ce que la tenue des Assemblées ne perturbe pas les activités essentielles de secours et de reconstruction et que la sécurité des participants puisse être assurée. Au terme d’un examen minutieux des conclusions, les directions de la Banque mondiale et du FMI ont convenu, en accord avec les autorités marocaines, de maintenir l’organisation des Assemblées annuelles à Marrakech du 9 au 15 octobre, tout en adaptant la teneur de l’événement aux circonstances. « Il est extrêmement important que nous organisions les Assemblées de telle manière qu’elles n’entravent pas les secours et qu’elles respectent les victimes et le peuple marocain. En ce moment très difficile, nous estimons que les Assemblées annuelles donnent aussi l’occasion à la communauté internationale de manifester son soutien au Maroc et à ses habitants, qui font une fois de plus preuve de résilience face à une tragédie. Nous restons également déterminés à assurer la sécurité de tous les participants.&nbsp;» &nbsp; À propos de la Banque mondiale &nbsp; La Banque mondiale joue un rôle majeur dans l’action menée à l’échelle internationale pour mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée. Présente dans plus de cent pays, la Banque mondiale fournit des financements, des conseils et d’autres solutions qui permettent aux pays de faire face aux enjeux de développement les plus urgents. &nbsp; À propos du Fonds monétaire international Le FMI est une organisation mondiale qui s’emploie à assurer la croissance et la prospérité durables de l’ensemble de ses 190&nbsp;pays membres. Pour y parvenir, il soutient des politiques économiques qui favorisent la stabilité financière et la coopération monétaire, essentielles à l’augmentation de la productivité, à la création d’emplois et au bien-être économique. Le FMI est gouverné par ses&nbsp;pays membres, auxquels il rend compte de son action. Contacts : Washington:&nbsp;David Theis, (202) 458-8626,&nbsp;dtheis@worldbankgroup.org"},"content_1000":{"cdata!":" WASHINGTON, le 18 septembre 2023. Ajay Banga, président de la Banque mondiale, Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, et Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’Économie et des Finances du Royaume du Maroc, ont fait aujourd’hui la déclaration suivante&nbsp;: «&nbsp;Depuis le séisme dévastateur survenu le 8 septembre au Maroc, les services de la Banque mondiale et du FMI ont mené, en étroite coordination avec les autorités marocaines et une équipe d’experts, une évaluation approfondie de la capacité de Marrakech à accueillir les Assemblées annuelles 2023. Cette évaluation a principalement consisté à veiller à ce que la tenue des Assemblées ne perturbe pas les activités essentielles de secours et de reconstruction et que la sécurité des participants puisse être assurée. 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Nous avons présenté nos plus sincères condoléances aux autorités du Royaume et offert d’apporter tout notre appui au pays à la suite de cette catastrophe.&nbsp;À ce stade, nous concentrons toute notre énergie sur le peuple marocain&nbsp;et les autorités&nbsp;qui font face&nbsp;à&nbsp;cette tragédie. » Contacts :À&nbsp;Washington&nbsp;: Ashraf Al-Saeed, +1-202-473-1187, aalsaeed@worldbank.orgÀ Rabat : Meryam Benjelloun, mbenjelloun@worldbankgroup.org"},"content_1000":{"cdata!":"WASHINGTON, 9 septembre 2023 -&nbsp;«&nbsp;Nous sommes de tout cœur avec le peuple marocain qui subit les conséquences dévastatrices du tremblement de terre ayant coûté la vie à de nombreuses personnes, blessé tant d’autres et causé de lourds dégâts au sud de Marrakech. 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